mercredi 24 mai 2017

Tout ce qu'il est possible de dire en 5 minutes...

On me pose la question : "Je dois intervenir 5 minutes lors d'un colloque… Cela me laisse le temps de développer 3 idées n'est ce pas ? Je n'aurais pas le temps d'en dire plus."

Et pourquoi pas une seule idée ? Une idée qui ait du poids et dont ils se souviendront. Une idée majeure qui pourrait bien tout changer pour eux, en 5 minutes. Une seule idée qui leur donne envie de venir vous parler pour en savoir plus et vous donner le temps de développer en face à face ou lors d'une autre occasion toutes les idées que vous portez et qui pourraient les intéresser. Il est tentant de vouloir tout dire, mais tout dire c'est bien souvent ne rien dire parce qu'en face, ils n'écoutent pas, ne sont pas concentrés… Pour toutes les bonnes raisons du monde. Alors une idée, mais une idée qui traverse l'indifférence et les force à vous écouter. 

mardi 23 mai 2017

Y a d'la joie...

La joie.
C'est la seule émotion que mère nature ait jugée digne de nous léguer qui soit "positive".
Les autres sont plutôt identifiées comme "négatives" : Tristesse, dégoût, peur et colère.
Pour cela, la joie est précieuse.
Elle n'apparaît que rarement, a des moments bien précis… et lorsque la joie est là il importe de ne laisser personne vous la voler… et ceux qui volent votre joie sont légions ! Ils sont partout ! Vos enfants, vos parents et tout ce qu'il faut faire pour eux, vos collègues qui ne comprennent pas vos intentions et cancanent dans votre dos, votre boss qui ne pense qu'à ses objectifs et ne comprend pas que vous ayez besoin de temps pour vous ou pour vous consacrer à un autre projet… Tous ceux-là, que vous aimez ou appréciez ou respectez pourtant, peuvent aussi voler votre joie et même s'il y a beaucoup de choses que vous devez à vos enfants, vous ne leur devez pas votre joie. Beaucoup à vos collègues, mais pas votre joie… et votre boss ne devrait pas, par ses exigences voler votre joie.
Nous n'avons qu'une émotions qui soit "positive"… ce qui veut dire qu'à moins d'être dans la joie...

Alors restez sur vos gardes et ne laissez personne voler votre joie !

lundi 22 mai 2017

Il y a de l'Alien chez votre dirigeant !...

"La valeur n'attend pas le nombre des années", certes, mais aussi : "Le nombre des années ne garanti pas la valeur"…
Perplexe devant le dernier opus de Monsieur Ridley Scott, réalisateur tant admiré en son temps… je me demandais comment il était possible qu'un homme qui réalisa autant de miracles créatifs (Alien, Blade Runner pour ne citer qu'eux) produit aujourd'hui des œuvres que je ne parviens pas à trouver à la hauteur (et c'est un euphémisme...).
Bien sûr, il est impossible de savoir le fond de l'histoire et ce qui fait que R. Scott n'a plus la même vista… et que devient le talent avec les années qui passent, mais tout au fil de ma réflexion, il m'est venu cette pensée…
Regardez autour de vous, qui vous dirige ? Qui a la main sur le devenir de votre organisation ? Et demandez-vous : de quand date ce moment au cours duquel cette personne a remis en question ses savoirs, ses connaissances des dessous de son environnement, s'est formée à quelque chose, s'est mis en position de se trouver en tension, hors de sa zone de confort, dans sa zone de risque, celle où l'on apprend, celle où le danger perçu aiguise les sens et permet de se dépasser…
La réponse, je la connais : les dirigeants ne se forment pas. Pas assez. Les statistiques sont édifiantes, pour ne pas dire affolantes. Jugez plutôt : 13% des patrons de PME n'ont jamais suivi de formations, 54% d'entre eux avouent ne se former qu'une fois par an et à 84% pour des raisons de manque de temps... 

Se former n'est pas une question d'âge ou de compétence, c'est la seule manière de rester dans la partie, de rester vif et alerte, de garder la main sur les perceptions de ce qui compose un environnement en complète et constante mutation. Ne pas se former, sérieusement et régulièrement et c'est la garanti de prendre les décisions d'aujourd'hui avec les réflexes d'hier avec tous les risques que cela suppose.


Alors pour éviter le syndrome "Covenant", du titre du dernier Alien… et pour en reprendre le ton : "Vous voilà prévenus !"…

vendredi 19 mai 2017

"Comme un avion sans aile..."

Je le vois parfois... des gens qui font le minimum, et le maximum pour ne pas être repéré, identifié, responsabilisé, viré...
Comme un bateau qui ne ferait que flotter...
Un bateau sans voile, sans moteur, sans énergie est encore pire qu'un avion sans aile. Il donne l'illusion de l'utilité, l'illusion d'être là, l'illusion de pouvoir encore larguer les amarres.
Mais qui a besoin d'un bateau s'il ne peut traverser les océans ?

jeudi 18 mai 2017

Chacun à sa place...

Important de le rappeler :
Vous n'êtes pas le problème.
Le problème est le problème.
Point.

mercredi 17 mai 2017

Patate chaude !

Il y une phrase que l'on entend trop souvent, que ce soit dans les organisations, mais aussi dans nos sociétés : " Ça n'est pas mon problème ! ".
Il se trouve que dans une organisation, lorsque nous sommes tous dans le même bateau, lorsque du travail des uns dépend la qualité du travail des autres, il devient quasiment impossible de se trouver confronté à un problème qui peut réellement ne pas être le vôtre ! Tout problème auquel vous faites face devient le vôtre, parce que si vous vous en désintéressez, un autre que vous devra en prendre la responsabilité. Avant que cela n'arrive, les dégâts seront peut-être considérables...
Au lieu de se dire : " Ça n'est pas mon problème ! ", pourquoi ne pas se demander : "Et si c'était mon problème ? quelles actions prendrais-je pour le résoudre ? ".
Pourquoi ne pas en prendre la responsabilité ?

mardi 16 mai 2017

Haute tension...

Je travaille bien souvent en deux temps, un premier temps pour  révéler et un deuxième temps pour installer ! L'orateur d'abord et son contenu ensuite. C'est comme cela que cela marche le mieux. Par conséquent, il m'arrive fréquemment de revoir ceux avec qui j'ai travaillé. De faire le point sur ce qui s'est passé pour eux depuis les révélations des deux premières journées de travail. L'une de ces anciennes stagiaires m'a confié se souvenir d'avoir été, pendant deux jours, sous tension. Elle se souvient de la constance de cette tension et de ce sentiment que rien ne se relâche, qu'à chaque instant il peut se passer quelque chose, qu'à chaque seconde une découverte peut se produire, un pas en avant avoir lieu… Je travaille avec cette tension. Je la souhaite. Je veux que ceux avec qui je travaille restent deux jours durant en tension. C'est le signe du possible. La tension est différente de la peur. La peur paralyse, menace, ondule.  La tension affute, soutient, engage.
Elle est inconfortable, mais c'est elle qui garantit qu'il se passe quelque chose, qu'un apprentissage est en cours et qu'au bout de ce processus, un changement aura lieu.

Pour être à l'aise avec la tension, il faut l'être avec le changement. Beaucoup renoncent.

lundi 15 mai 2017

Ce que coûte une autoroute...

On m'a rappelé il y a peu ce discours de Malraux, le 27 octobre 1966 devant l'Assemblée Nationale et sa conclusion :

" Je le dis clairement : nous tentons la culture pour chacun.
Cette tentative signifie que nous devrions, dans les dix ans, avoir en France une maison de la culture par département. Avec une maison par département nous ouvrons la France. Alors qu'il coûte extraordinairement cher de faire un ensemble de représentations réparties sur cinq maisons de la culture, il est extrêmement bon marché, quand on a réalisé un prototype, de le multiplier par quatre-vingts.
Par conséquent ne jouons pas à créer une maison de la culture par an bien gentiment ; agissons sérieusement, en sachant, mesdames, messieurs, que ce que je vous demande, c'est exactement vingt-cinq kilomètres d'autoroutes !
Pour le prix de vingt-cinq kilomètres d'autoroutes, nous maintenons que la France qui a été le premier pays culturel du monde en son temps, qui est en train de refaire des expériences sur lesquelles le monde entier a l'œil fixé, la France pour cette somme misérable, peut, dans les dix ans qui viendront, redevenir le premier pays culturel du monde. "


En ces temps d'élection, j'aimerais assez que nous revenions à ces projets lumineux. A ces envies prometteuses. Et que nous nous souvenions que 80 maisons de la culture coûtent ce que coûtent 25km d'autoroutes.
J'aimerais assez qu'un ministre de la culture reprenne ces mots à son compte. Puisque la place est à prendre...

vendredi 12 mai 2017

Un os dès le début...

Il n'en est pas un pour être né de la dernière pluie, pour avoir reçu le ticket gagnant d'une page blanche à la naissance et pouvoir se dire : tout commence ici !
En fait, nous naissons tous avec des siècles d'histoire, avec cette pression du temps, de la famille, les névroses et les secrets... Nous naissons tous avec un bagage.
Pour certains, il ne s'agira que d'une formalité. De belles rencontres, quelques conseils avisés et tout ira bien. Pour d'autres, ce sera plus difficile : rien n'avancera, le doute s'installera et il faudra du temps et de belles rencontres pour s'en sortir. Mais pour nous tous, existe cette nécessité, celle de se construire avec qui nous sommes et avec ce qui nous est remis dès la naissance et même avant. Je ne parle pas de génétique, je parle ici de ce que l'environnement, les circonstances, placent de pression sur ce que nous aspirons à devenir.
Bien sûr, il y a les chanceux, mais ils ne sont pas si nombreux que cela.
Pour l'immense majorité d'entre nous, vivre appelle un travail.

Puisque nous sommes tous à la même enseigne, ne vaut-il pas mieux nous entraider ? 

jeudi 11 mai 2017

Face à l'éternité...

Avant que vous ne veniez au monde, l'univers existait depuis, selon les dernières estimations, depuis environ 14 milliards d'années. Nous ne sommes pas encore bien certains de ce qu'il y avait avant le Big Bang.
Après votre mort, ce déroulera une éternité de temps sans que vous ne reveniez jamais.
Entre les deux, 7, 8 peut-être 9 décennies. Votre vie.
Bref, une éternité derrière, une éternité devant et entre les deux, cette infime moment, cette fraction de seconde à l'échelle de notre univers...

Il est peut-être temps de cesser de vous inquiéter de ce que les autres pensent de vous...

mercredi 10 mai 2017

PIXAR

Parce que leurs équipes sont à ce point brillantes et talentueuses, elles sont parvenus à réaliser une sorte de miracle. Leur travail parle à une audience plus large et plus vaste que l'immense majorité des long-métrages sortis ces dernières années. Un film de Pixar, c'est un film qui s'adresse à la masse et qui réussit à la séduire. C'est un travail qui touche et émeut les plus intelligents parmi nous, mais aussi les plus idiots.
Ceci est rare. Voire, il est déconseillé de tenter d'égaler une telle performance…
Pour un artiste, l'important est de fournir le travail et de l'offrir, sans se demander ce que le public en pensera, s'il aimera et si le succès sera au rendez-vous.
Ce que vous devez exiger de vous, c'est de travailler au meilleur de ce que vous vous sentez capable de donner, de votre intelligence (de l'œuvre, de la situation…). Au bout du compte, il s'agit de produire ce que vous aimez, ce qui vous stimule, votre art. De le proposer au reste du monde, de le rendre visible, pour qu'il existe. Le reste n'est pas de votre ressort. Il n'y pas d'autres manières de produire quelque chose d'humainement intéressant. Tenter de comprendre, d'analyser votre public et de produire quelque chose qui serait susceptible de lui plaire pour garantir votre succès, c'est devenir un Justin Bieber, un Ed Sheeran… (et c'est au passage exactement ce que le "Big Data" a à vous offrir…).


mardi 9 mai 2017

Un arbre

Un ami me rappelait récemment cette phrase de sagesse : "Un arbre qui tombe fait plus de bruit que mille arbres qui poussent...".
Et je vous imagine, dans votre coin, à produire votre art, lentement, patiemment, calmement, loin de la furie et du bruit extérieur, loin de ceux qui voudraient que tout arrive du jour au lendemain, dans la seconde et sans attendre.
Patience.

vendredi 5 mai 2017

Passer !

On le dit souvent, on le sait : les murs ne marchent pas... Les murs ne sont là que pour rappeler au devoir d'obéissance. Le mur de Berlin, la "clotûre de sécurité" en Cisjordanie, le mur que s'apprête à construire Trump sur les frontières des USA avec le Mexique, tous ces édifices ne sont pas grand chose face à un individu déterminé à passer de l'autre côté.
Existent d'autres murs. Dans nos têtes. Construit sur le ciment d'années d'éducation. Aucun d'entre eux n'est infranchissable. 

jeudi 4 mai 2017

Le problème est que ça ne se voit pas...

Alors que je regardais le débat entre nos deux candidats il m'est venu cette réflexion.
Il y a une injustice, quelque chose dans notre communication et dans notre compréhension de cette communication qui nous dessert gravement et peut parfois nous conduire à prendre de mauvaises décisions.
Pour la plupart d'entre nous, lorsque nous intervenons en public, lorsque nous prenons la parole devant des pairs en réunion, lorsque nous devons répondre à une question devant un parterre d'individus qui soudainement se taisent pour écouter notre réponse, nous sommes pris de stress. Ce stress génère toute une batterie de réactions somatiques : coeur qui bat, respiration accélérée, tremblement de la voix, sudation excessive... Réactions somatiques qui s'apparentent à celles qui nous assaillent lorsque nous racontons un mensonge, lorsque nous nous plaçons en rupture d'intégrité. Lorsque nous sommes pris de stress, nous ressemblons à des menteurs. Ce qui n'est évidemment pas une bonne chose pour nous et pour nos arguments.
Savoir détecter un mensonge, une duperie est l'une des choses à laquelle nous sommes le plus entraînés et le plus naturellement qui soit. Très tôt, nous apprenons à lire ces signes de mauvaises intentions et nous avons en nous des alertes automatiques qui nous préservent et sont là pour nous sauver la mise, quand ce n'était pas la vie.
Pour en revenir au débat, je regardais Mme Le Pen enchaîner mensonges et absurdités et d'indices physiques je ne voyais point. Son entraînement lui permet de raconter les pires avanités et cela ne se voit pas. Et cela donne l'illusion de la vérité. Et nos alertes internes, tout ce qui fait qu'habituellement nous réagissons vivement au mensonge ne se déclenchent pas et certains parmi nous se laissent duper par ce savoir-faire.
Pour vous, il est possible, à force d'entraînement, de ne plus montrer les indices qui révèlent un mensonge ou ceux qui se déclenchent lorsque vous êtes pris de stress. C'est ce que font la plupart des acteurs. Ils mentent et nous y voyons une réalité, même si elle est fiction, elle garde le goût du réel. Mais c'est un métier qui demande des heures de pratiques.
C'est pour cela que j'insiste sur la nécessité de la préparation et de la répétition. Seulement par ce biais parviendrez-vous à diminuer les symptômes du stress et à paraître authentique.

mercredi 3 mai 2017

Acquis...

Les événements récents nous rappellent, avec ce léger picotement dans le bas du dos, que ce que nous prenions pour acquis ne l'est pas tant que ça : l'Europe et la construction d'un continent uni et paisible est menacée comme jamais auparavant, nos institutions, nos valeurs sont mises en jeu dans une élection que l'on aurait tort de croire gagnée d'avance, les États-Unis sont aux mains d'un homme dont on peut, à tout le moins, douter des compétences politiques. L'avenir, s'il n'est pas noir est douteux, flou, incertain... Il y a quelques années, en dépit des crises et des difficultés, quelque chose semblait aller dans le bon sens. Plus aujourd'hui. Rien n'est acquis, rien n'est certain et c'est pour cela que nous devons tous, chacun à notre échelle, chacun avec nos moyens, lutter pour conserver la paix, la fraternité et notre liberté. Ce qui semble acquis pour toujours ne l'est en fait jamais. 

mardi 2 mai 2017

Ce dont nous avons besoin...

S'il y a une chose dont nous sommes bien pourvus, c'est d'instinct de survie. Nous prenons la plupart de nos décisions, même les plus anodines, avec quelque part aux fins fonds de notre cerveau quelque chose qui a trait à cet instinct premier. Manger du sucre au dessert : accumuler des calories pour survivre... ou encore refuser de se tenir debout face à tout un auditoire : ne pas prendre le risque d'être exclu de la tribu, pour mieux survivre. La survie fut notre seule passe-temps pendant une longue, très longue période de notre histoire.
Par voie de conséquence, cet instinct individuel de survie ne nous a pas permis de développer avec autant de perfection un instinct d'empathie. Nous ne sommes pas très doués, naturellement, à comprendre ce qui se passe chez les autres autour de nous. Nous sommes capables de comprendre ce qu'ils ressentent, mais il nous est difficile de nous mettre dans leurs chaussures et de vivre, d'accompagner, ces ressentis qu'ils éprouvent.
Pourtant, c'est cette empathie qui peut faire toute la différence dans votre communication. Là où la plupart sont le jouet de leur instinct de survie : je m'affirme, je parle de ce dont j'ai envie de parler, je taille ma route... vous pouvez changer la donne et être entendu rien qu'en faisant preuve d'empathie, de compréhension : qui sont-ils, que veulent-ils entendre, quels sont leurs besoins, comment puis-je les aider.
C'est d'empathie dont nous avons besoin, notre survie n'est plus le sujet et toute cette testostérone est bien lassante...

vendredi 28 avril 2017

Ce qu'il restera...

Qu'est-ce nous laissons, vraiment, aux générations futures ?
Que restent-ils d'une civilisation une fois qu'elle s'est éteinte ?
Est-ce notre technologie, nos avancées scientifiques ? Je ne le pense pas : les technologies développées par les Romains, très avancées pour leur époque, nous apparaissent aujourd'hui comme totalement dépassées...
Ce que nous laissons, c'est notre art. Notre vision des choses, du monde et du cosmos. Cela continue de nous toucher à travers les âges, comme nous touchent les peintures de la grotte Chauvet, vieilles de 36 000 ans.
Et à moins de laisser aux générations futures tout cet art que nous sommes capables de produire, à moins d'investir sur ce que nous faisons, notre culture, nos théâtres, nos écoles de musique, il est possible qu'ils ne se souviennent de nous que par nos déchets nucléaires...

jeudi 27 avril 2017

Plus ou moins ?...

Il y a deux façons d'envisager l'évolution de votre business : toujours plus pour toujours plus de clients - croître, se développer, créer de nouveaux produits capables de répondre à de nouveaux besoins.
La seconde : faire moins pour moins de personnes, mais mieux, toujours mieux.
Vos clients ne souhaitent pas forcément vous voir vous développer au point où cette relation particulière qu'ils ont avec vous se verrait menacée. Vos clients souhaitent peut-être continuer de faire partie de ce cercle restreint pour lequel vous vous investissez d'une façon qu'ils ne pourraient trouver ailleurs. Sans doute seraient-ils prêts à payer pour cela...
Si vous êtes dans l'expectative et hésitez entre ces deux possibles, l'un vous invite à travailler plus, pour gagner plus, et l'autre à travailler moins pour gagner plus. Les deux sont honorables, les deux sont respectables, les deux promettent des résultats similaires. Seule l'une d'entre elle me semble séduisante.

mercredi 26 avril 2017

Une relation...

L'acte d'engager une conversation et le savoir-faire qui l'accompagne est très souvent perçu comme la capacité à un instant T de dire ou faire ce qu'il convient pour que cette conversation se prolonge et finisse par aboutir sur une vente ou un acte choisi.

Le problème, c'est cette instant T. Une relation ne se définit pas dans l'instantané, mais dans la continuité. Ce qui compte, c'est qu'une fois cet acte ou cette vente faite, l'important est ce qui va se passer après et qui définira la qualité et la longévité de la relation.

mardi 25 avril 2017

Tout cela va mal se finir...

Ce monde a un mantra pour vous, un message qu'il ressasse à vos oreilles, chaque fois que cela est possible… une injonction dont il a habilement su vous convaincre, à force de mensonges et de "fake News" , de journaux télévisés… Ce mantra, c'est le suivant : "Vous êtes en danger."
Que ce soit le réchauffement climatique et ses calamités à venir, le terrorisme,  les pédophiles qui lorgnent sur vos enfants, les routes qui sont pavées de chauffards inconscients, les Trump et autres Poutine qui ne rêvent que d'eux-mêmes et seraient prêts à tout pour que le monde soit à leur pied, les Kim Il Sung qui s'apprêtent à plonger le monde dans un holocauste nucléaire, l'air qui est polluée, la nourriture couverte de pesticides dangereux, voire mortels, les perturbateurs endocriniens qui s'immiscent dans vos glandes, les PTA, le Paraben, le diméthyle benzène, la couche d'ozone, les abeilles qui meurent à la tonne, les tomates qui ne ressemblent plus à des tomates parce que Monsanto est écocides, la maladie de Lyme, les sols devenus stériles, les vaccins et leur aluminium, les vagues ininterrompues de migrants à nos frontières, Alzheimer, Parkinson, le crabe… à dire vrai, il n'y a aucun doute : vous êtes en danger, vous êtes sur un radeau en perdition, sans doute partie de l'une des dernières générations d'humains qui pourra survivre à d'aussi funestes circonstances…

Pourtant, rien de tout cela n'est vrai.
Voire, vous êtes sans doute plus en sécurité que vos arrières grands-parents, que vos grands-parents et que vos parents… Réunis !
Mais nous voilà convaincu du contraire parce que c'est commode, parce que c'est plus pratique, parce que la peur est une émotion à laquelle il est aisé de s'abandonner…  Mieux, la peur est l'émotion qui nous a rassemblé, presque unis, pendant des dizaines de milliers d'années. La ressentir de conserve avec ses voisins, ses amis, s'en gargariser en soirées ferait presque du bien… si l'on ne finissait par y croire…

Gardez cette peur pour les salles obscures, les moments où cela n'aura pas grande conséquence, puis au moment de prendre vos décisions, celles importantes, ou encore au moment de voter, tâchez de voir le monde tel qu'il est et non tel que la peur vous le montre…

lundi 24 avril 2017

Un petit peu, chaque jour...

Pratiquer, s'entraîner, quotidiennement, régulièrement, assidument... est difficile.
Cela ne paie pas immédiatement et cela laisse le temps au doute de s'installer.
Cela ne marche pas toujours et cela laisse le temps au renoncement et au découragement de prendre le dessus...
Mais pour atteindre à l'excellence, il n'y a pas d'autres chemins. Pratiquer, ne serait-ce que 5 minutes par jour, un instrument de musique et mécaniquement, il est possible de devenir meilleur. Tout ce que nous faisons avec aisance a réclamé ce temps de pratique, même si cela ne nous apparaît pas évident aujourd'hui. Tout ce que font ceux que nous appelons "des génies" a réclamé de leur part cet investissement, cette obsession de la pratique régulière et constante...
Évidemment, c'est aussi parce que c'est dur que nous parlons de génies. 

vendredi 21 avril 2017

Préparation...

Le jour du concours ou du test, si le travail n'a pas été fourni avant, un échec est prévisible. Avant une course, pour un athlète, si les efforts et l'entraînement n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu, il est probable qu'il n'y aura pas de podium. Devant un prospect, même problème... Si le travail n'a pas été fait en amont, si votre préparation n'est pas à la hauteur de ce qui est attendu, alors il est probable que ce contrat si important ne sera pas signé. C'est avant qu'on fait le travail, la course elle-même, le rendez-vous, le test, le concours, ne sont que la cerise sur le gâteau, le moment où se déploient les bénéfices des efforts passés... Inutile de compter sur la chance de l'instant, sur des circonstances favorables, sur un horoscope mirobolant... Tout est dans la préparation. Et vos compétiteurs le savent !...

jeudi 20 avril 2017

En classe de Latin !

Je me souviens de ce professeur de latin, alors que j'étais en 2nde et que je me préparais à vivre une heure de calvaire, entrer dans la salle de classe et nous faire part de cette révélation : "dans la vie il n'y a que le travail !"...
Je me souviens avoir trouvé cette réflexion un peu courte pour un homme de son âge, moi qui avait le sentiment de travailler à longueur de journée. Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il voulait dire...
Non seulement ne l'ai-je pas compris tout de suite, mais il m'a fallu trente ans pour finalement pleinement comprendre l'épiphanie qu'il avait expérimenté et qu'il partageait avec ses élèves ce jour d'il y a si longtemps !
Pour moi, à cette époque, il y a avait les bons, les moyens et les mauvais. Les dès étaient jetés. Pour certains, à force d'acharnement, il était possible de s'extraire des moyens pour devenir correct et obtenir quelques bons résultats, mais pour être bons, il fallait faire partie d'une caste, d'une race d'élus. Je me souviens de ces bons : de Didier, de François (leurs prénoms me sont restés !)... qui enchaînaient les 20/20 et semblaient tellement à leur aise là où il me fallait ramer pour obtenir péniblement un 13, dans un bon jour...
Les dès étaient bien pipés, mais pas comme je le pensais... et il m'a fallu tout ce temps pour le comprendre. Comprendre ce que travailler veut dire.
Travailler, c'est cette façon de prendre toutes ses décisions, même les plus infimes, en harmonie avec le résultat que l'on souhaite obtenir. Pour un étudiant, s'il souhaite faire partie des bons, c'est organiser son travail sans jamais baisser les bras, c'est être présent, attentif, c'est s'intéresser - jour après jour, heure après heure, minute après minute. Pour un musicien, c'est prendre conscience de l'importance de faire des gammes et les faire tous les jours, encore et encore. Pour un sportif de haut niveau, c'est rester sur le terrain un peu plus que les autres, embarquer ses entraîneurs dans ce rêve de réussite et obtenir un conseil de plus, une main sur l'épaule un peu plus investie...
Travailler, ce n'est pas tout donner d'un coup et se surprendre soi-même de sa propre performance... Travailler, c'est ce qui se fait au jour le jour, régulièrement, constamment et qui finit par créer l'excellence...

mercredi 19 avril 2017

Si seulement tout le monde se mettait d'accord !

Vous aurez sûrement déjà assisté à une réunion durant laquelle tout le monde est d'accord, aucun point de tension, tous sur la même longueur d'onde, heureux vers un seul et même objectif ?
Non.
Pourquoi ? Parceque c'est impossible ! Nous ne sommes pas d'accord, par essence ! Nous avons des objectifs et des agendas différents et heureusement !
D'où l'intérêt de savoir défendre et énoncer pourquoi vous êtes là et pourquoi votre point de vue a de la valeur et en quoi il peut faire avancer les choses.
Ils ne seront jamais d'accord avec vous ou alors méfiez-vous !

mardi 18 avril 2017

Sur quoi se concentrer ?

Je sais que je l'ai déjà écrit plusieurs fois, mais ce que je vois au quotidien me fait me dire qu'il est utile de le rappeler et de le rappeler encore : nous avons vécu en tribus pendant des millions d'années et pendant la plus grande partie de ce temps, nous n'avions aucun mot à notre disposition pour communiquer. Aucun. Les mots ont été inventé par l'être humain environ 120 000 ans avant notre ère et personne n'a trouvé utile d'y ajouter l'écriture pendant 115 000 ans ! Lorsque nous interagissons entre humains, ces millions d'années de communication basée sur le langage du corps et des émotions pèsent de tout leur poids. Nous communiquons comme nous avons communiqué pendant toutes ces décennies et, il faut le reconnaître, nous savons faire…
Si les mots suffisent, si seul les mots peuvent vous permettre de vous faire comprendre et de les amener à vous suivre, alors utilisez les mots et eux seuls… mais cela est rare.

La plupart du temps, lorsque vous communiquez, ce qui est en jeu c'est leur peur, leur envie, leur besoin de comprendre, leur fatigue, leur énergie… Dans tous ces cas là, rangez les mots et concentrez-vous sur l'essentiel…

vendredi 14 avril 2017

Sur votre chemin...


Si vous cherchez à avoir raison, il est possible qu'à un moment donné vous ayez tort… et cela ne doit pas vous arrêter. 

jeudi 13 avril 2017

Back to the 60's?

Avec cette campagne électorale, je l'entends plus que je n'en ai l'habitude : revenir à ce que nous avions et qui fonctionnait mieux que ce que nous avons maintenant. Quittons l'Europe ou renégocions nos traités, quittons l'euro, quittons, abandonnons et il en sortira forcément quelque chose de plus adapté à nos besoins…
Nous avons quitté le franc en 2002, qui voudrait retourner en 2002 ? Époque à laquelle nous n'avions rien de tout ce que la technologie nous a donné depuis.
Plus loin encore, qui voudrait retourner en 1960 ? Les belles années de la croissance à outrance, ces années dont les anciens nous disent que les choses étaient plus faciles… On trouvait du travail plus aisément, paraît-il… Mais comment comparer la vie que nous avons aujourd'hui à celle des années 60. Qui voudrait passer sous le scalpel d'un chirurgien de ces années là ? Pas moi ! Non par défaut de bonne volonté, mais les choses ont tellement changées… à une vitesse telle que nos cerveaux n'ont pas encore enregistré ces changements. Nous nous projetons dans un passé momifié et rassurant, alors que nous avons construit quelque chose qui marche, qui a des défauts, mais qui a su accompagner ces changements avec talent.

Votons pour qui nous voulons voter, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais mieux vaut cesser de comparer notre époque avec un passé dont nous sommes sortis une bonne fois pour toute. 

mercredi 12 avril 2017

Ce qu'il reste de l'homme des cavernes...

Nous avons vécu en tribus pendant des millénaires... et pendant toutes ces années, nous n'étions pas l'espèce la plus dangereuse, la mieux équipée, la plus protégée, la plus agressive... pendant des millénaires, nous nous sommes battus pour survivre, pour simplement rester dans la partie, ne pas en être éliminé par toutes les autres espèces, plus agressives, plus fortes, plus musclées, plus prédatrices...
De toutes ces années d'effort, que nous reste-t-il ?
Deux choses.
Un cerveau que nous avons appris à utiliser différemment. Il est devenu plus gros et nous a donné accès à plus d'intelligence, que nous avons utilisée pour mieux survivre..., plus longtemps, plus confortablement, jusqu'à ce que la marge qui nous sépare de nos prédateurs nous extrait de la chaine alimentaire. Rien que ça.
La seconde : la capacité à encaisser l'adversité... Mieux, une capacité à ne concevoir le monde que dans l'adversité. Lorsque vous parlez à un professionnel, il est évident qu'il va puiser dans quelque chose qui dépasse sa seule personnalité, il va chercher en lui le résultat de ces milliers d'années de luttes et de combats incertains pour la survie de l'espèce. Il y a en nous des ressources insoupçonnées pour faire face à tout ce qui peut se mettre en travers de notre chemin. La seule chose qu'il reste nécessaire de faire aujourd'hui, alors que nos canapés sont devenus si confortables, c'est d'embrasser cette adversité. Sans elle, pas grand chose ! 

mardi 11 avril 2017

A dada sur mon bidet...

Il y a des choses que l'on oublie jamais : lancer des clés, faire du vélo, plonger dans l'eau... On ne les oublie jamais parce que ces apprentissages sont essentiels et se sont inscrit très tôt dans notre cerveau. Pourtant, aucun parmi nous ne peut se vanter d'avoir appris à faire du vélo grâce à la passionnante lecture d'un livre sur le sujet ou d'avoir réussi un premier plongeon après avoir reçu un mémo précisant la marche à suivre...
Un premier plongeon réussi, se sont des dizaines de tentatives pitoyables, de plats, de sauts timorés la tête à peine en avant... Le vélo, ce sont d'abord des roulettes timidement retirées par l'un de vos parents une fois estimé que votre équilibre le permettait, puis ce sont des chutes, des hésitations, tout un monde de découverte, d'essais, d'erreurs et pour finir l'équilibre parfait qui vous permet aujourd'hui de réussir ce prodige : tenir en équilibre sur un vélo, lancer des clés à votre compagnon ou plonger du plongeoir de 5 mètres...
Ce qui vaut pour le vélo et les plongeons et vos clés vaut pour tout le reste... Certes, certains apprentissages impliquent moins le corps et semblent plus intellectuels que d'autres, mais l'intellect fonctionne comme le corps, puisqu'il en est issu : essais, erreurs, avant l'équilibre de la compréhension, de la logique. J'irai même plus loin, et si tout ce savoir intellectuel nécessitait un passage par le corps pour être totalement intégré. Et si toutes nos idées, toutes nos découvertes nécessitaient ce transit par le corps pour nous apparaître totalement ?...

lundi 10 avril 2017

Qu'est-ce qui vous fait courir ?

La question semble tomber sous le sens et pourtant...
Pourquoi ?
Pourquoi se lancer dans un projet, pourquoi courir, pourquoi parler, pourquoi ?
Nous sommes programmés pour partir en quête de réussite, parce que le premier de la classe nous a toujours semblé plus heureux, plus accompli que le cancre... mais vouloir réussir (quoi que cela veuille dire...) n'est pas une raison en soi. Vouloir gagner, être le numéro un, être reconnu, ne sont pas des raisons suffisantes pour s'investir totalement dans un projet, même si notre société reconnaît au numéro un des qualités particulières...
Être numéro un, devenir le meilleur, ne sont pas des garantis d'accomplissement. C'est pour cette raison qu'il en est pour atteindre les premières marches du podium et réaliser qu'ils ont fait fausse route et que leur "pourquoi" était ailleurs.
Il est plus important de savoir pourquoi vous êtes là que de viser la première place ou de se concentrer sur la réussite. Questionner les motivations plutôt que l'obsession de la victoire...

vendredi 7 avril 2017

Surprise party...

Vous souvenez-vous ?
Surprise party, bringue, soirée, boum... et comment il y avait ceux qui se levaient de leur chaise, ceux qui dansaient, ceux qui à la fin de la soirée tenaient la main de la plus jolie fille de la soirée...  Il y avait aussi celles qui dansaient à n'en plus pouvoir, qui illuminaient la piste de leur présence, qui n'étaient pas forcément les plus jolies filles de la soirée, mais sûrement celles dont on se souvenait...
Et puis il y avait aussi ceux qui restaient assis sur leur chaise.
Et qui se souvient de celles et de ceux qui restaient assis sur leurs chaises...

jeudi 6 avril 2017

Le sourire

La pratique du Tai Chi se fait autour de six principes.
Chacun de ces principes permet une meilleure circulation des énergies et participe d'une prise de conscience de soi et de ce qu'il y a au delà de soi quand on travaille un geste.
L'un de ces principes m'interpelle à chaque fois que je pratique : c'est le dernier des six et il s'énonce ainsi :
"Retrouver le sourire..."
Et je suis systématiquement sidéré par l'effet que cela produit sur moi.
Le principe ne dit pas "Et souriez, parce que la vie est belle" ou encore "Souriez...". Il dit "Retrouvez le sourire", comme s'il s'agissait de revenir à notre condition, à cet état d'être dans le sourire, comme si nous étions fondamentalement contemplatif et souriant, mais que ce sourire, sous mille pressions et mille contrariétés s'échappait, nous échappait.
Il suffit simplement de le retrouver.

mercredi 5 avril 2017

IA

IA.
Intelligence Artificielle.
Elle est déjà autour de nous, tout autour de nous. Elle fait des centaines de choses pour nous, plus vite et plus efficacement que n'importe qui d'autre. Elle trouve nos hôtels, nos vols, nos trains, nos amants et pour l'instant, personne ne s'en inquiète. Petit à petit, elle s'est intégrée à nos vies jusqu'à en faire partie... Que serions-nous sans smartphone aujourd'hui... Le mot "smart" pour IA, pour intelligence artificielle...
Demain, cette même intelligence sera non seulement capable de réaliser pour nous ces tâches, mais elle ira même jusqu'à prendre notre place et occuper nos sièges : qui conduira les taxi, les avions, les bus... qui servira dans les magasins, qui s'occupera des caisses, qui opèrera de simples puis de plus en plus complexes opérations chirurgicales... Petit à petit, l'intelligence artificielle prend la place de l'homme, parce que ce qu'elle fait, elle le fait mieux, plus vite et plus efficacement que nous...
Alors, pour nous, il reste cette évidence : quand cette intelligence artificielle sera-t-elle en mesure de se substituer à ce que je fais... et comment l'éviter.
Si vous êtes chauffeur de taxi, il est sans doute trop tard... Mais il reste de la place pour le chauffeur de maître, humain, dont on attend autre chose que d'aller d'un point A à un point B...
Si vous êtes pilote d'avion de ligne, il est probable que l'IA prenne votre siège dans les 10 ou15 ans qui viennent... A moins d'être de ceux qui la supervise, la teste ou la font évoluer... Mais il ne fait aucun doute que dans un avenir proche, les avions seront sans pilote humain.
La technologie se rapproche de chacun de nos emplois.
La question est alors : qu'est ce qu'il y a d'humain dans ce que je fais, qu'est ce que mes clients recherche d'humain en moi, qu'est ce que je fais qu'une machine, qu'une intelligence artificielle ne serait pas en mesure de réaliser ?
Cette question semblait être de la science fiction il y a seulement 20 ans, au moment où la plupart des jeunes gens terminaient la lecture du "Fondation" de Asimov. Il n'est plus question de science fiction aujourd'hui... L'IA est là. Elle est déjà là. Et petit à petit elle se rapproche de vous...

mardi 4 avril 2017

Avant d'agir...

Avant de prendre une décision, importante, il est parfois utile de se souvenir que l'essentiel de ce qui vous a été enseigné l'a été avec un seul objectif : celui de s'assurer de votre obéissance.
C'est ainsi que notre société voyait (voit ?) les choses : des citoyens bien alignés et oeuvrant pour le bien commun...
Ce besoin d'obéir se rappelle à votre souvenir à chaque fois que vous faites face à quelque chose de nouveau, de différent, d'innovant...
La plupart du temps, il est bon de l'ignorer ! 

lundi 3 avril 2017

Inutile...

Pas la peine d'en faire plus, d'ajouter de nouvelles options, de gonfler ce que vous êtes en mesure de promettre...
Pas la peine de tenter de se changer, de paraître différent en une nuit de temps...
Inutile de rechercher cette solution miracle, cette nouvelle façon de faire, quelque chose de magique...
Tenez les promesses que vous avez faites, et recommencer demain... 

vendredi 31 mars 2017

Au pied de la plus haute montagne du monde...

Imaginez-vous au camp de base de l'Everest, paré pour l'ascension de la plus haute montagne au monde et prêt à réaliser l'une des plus difficiles courses d'alpinisme qu'il soit possible.
Au camp de base, un homme vous propose de vous aider, de vous coacher, de vous donner des idées, des techniques pour réussir cette ascension. Il vous propose toute une batterie d'outils, de matériels, de brochures qui semblent toutes plus raisonnées et utiles les unes que les autres...
Quel est votre premier réflexe ? Ou plutôt quel devrait-il être ?...
Demander à cette personne le nombre de fois où elle s'est aventurée sur les flancs de la montagne... combien de fois elle s'est risquée à tenter cette ascension ? Et avec quelle réussite ?
Si sa réponse devait être : jamais !
Suivriez-vous ses conseils, achèteriez-vous ses outils ?

jeudi 30 mars 2017

Un peu de privation !...

Des études montrent que pour les serveurs, une fois la commande servie, leur mémoire efface ce qui s'est passé et ils n'ont plus aucun souvenir à la fin de la journée de toutes les boissons et de tous les services qu'ils ont rendu.
Plus aucun souvenir à une exception près... Ils se souviennent très bien des commandes interrompues, de celles qui n'ont pu aboutir parce qu'il manquait un ingrédient, qu'il se trouvait en rupture de stock ou qu'un incident était venu les interrompre... Quelque chose avait rompu le cycle une commande, une livraison, un effacement !
Le cerveau, pour pouvoir effacer correctement ce qui doit être effacé a besoin de ce sentiment d'achèvement...
Si vous voulez qu'il mémorise ce que vous dites, il pourrait être utile de ne pas le leur donner !!

mercredi 29 mars 2017

Le but de ce jeu...

Le but du jeu est de construire une relation de confiance.
Vos clients ne font affaires avec vous que parce qu'ils ont confiance en vous. Et cette confiance, c'est vous qui l'avez installé, au fil de mois ou d'années de collaboration.
Le fait que la relation soit de qualité et permette une confiance mutuelle ne garantit en rien sa durabilité. Cette confiance est toujours basée sur la dernière de vos actions.
Choisissez, ne serait-ce qu'une et une seule fois de prendre un raccourci, de facturer un peu plus que d'habitude et la confiance est rompue, entièrement.
Ils ne s'en apercevront peut-être pas cette fois, ni la suivante, mais un jour (et ce jour viendra), ils ne seront plus là. Vous aurez perdu un client. Sans bruit et sans fureur. Pour quoi ?
La confiance n'a pas de prix et c'est pour cela que vous vous devez de la préserver, à tout prix !

mardi 28 mars 2017

Personnel

Ce n'est jamais personnel...
Ce message colérique que vous venez de recevoir de votre client le plus important ne vous est pas directement adressé, même si votre ventre vous dit le contraire.
Ce message vous parle de ce que vous avez fait récemment pour ce client ; il est possible que ce ne soit pas suffisant, mais cela ne remet pas en question qui vous êtes.
Ce message ne devrait représenter pour vous qu'une information sur votre interlocuteur et sur les limites de la relation qui vous uni. Une information dont vous devrez tenir compte dans les jours et les mois qui vont suivre si vous voulez garder ce client et si vous souhaitez continuer de travailler pour et avec lui.
Bien sûr, cela signifie aussi que vous devez prendre ce que vous faites avec le plus de sérieux possible. Lorsque ce message colérique vous parviendra, c'est ce sérieux qui vous aidera à garder la mesure, à conserver cette posture professionnelle.

lundi 27 mars 2017

Dans un secret de création

L'inspiration vient d'endroits variés, de sources diverses...
Mais l'inspiration peut aussi venir d'un instant d'inspiration, c'est ce que je vous propose en regardant l'un de ces moments ou un artiste accepte de révéler et de revivre avec nous un moment la grâce d'un pur moment de créativité.
Ceux de ma génération savent à quel point la musique de la série de David Lynch "Twin Peaks" a influencé la musique de cette époque et bien au delà...
Angelo Badalamenti, son compositeur raconte dans ce film comment il a composé, en la compagnie même de David Lynch, le thème principal de cette musique et comment l'inspiration lui est venue d'image que lui donnait Lynch et comment ce dernier l'encourageait à creuser, à entrer dans son imaginaire.
Un moment de pur beauté...
Régalez-vous.




vendredi 24 mars 2017

Sprinters de la relation...

C'est Lacan qui l'écrit :
"Le langage structure tout de la relation inter-humaine".
Tout.
Dès lors, la qualité de toute relation inter-humaine est directement corrélée à la qualité de la maîtrise du langage.
Le langage est la première chose que nous apprenons (il est rare de rencontrer quelqu'un qui ne sache pas parler, alors qu'ils sont nombreux à ne pas savoir lire ou écrire...). Parce que nous savons tous parler, il est bien souvent considéré que cela suffit.
Mais le langage est comme toute compétence. Si vous développez une réelle expertise, une réelle maîtrise, en plus de ce que vous savez déjà, les résultats que vous obtiendrez seront au dessus de ce que vous obtenez aujourd'hui de façon naturelle.
Tout comme nous savons tous courir (plus ou moins !), cela ne fait pas de nous des sprinters...

Que gagneriez-vous à devenir des sprinters de la relation inter-humaine ?

jeudi 23 mars 2017

Autour du retard !

Arriver en retard...
Il y a deux façons de considérer le retard. La première est celle qui n'impacte personne et qui passe inaperçu, si ce n'est de la part des deux ou trois personnes qui vous voient arriver.
Vous arrivez en retard à une soirée, à un barbecue, à un rassemblement... Les choses ont commencé sans vous et ce n'est pas un problème.
Arriver en retard dans ces conditions ne peut vous être reproché. C'est en général vous qui y perdez, puisque vous avez raté le début. Les autres ne sont pas atteint, et c'est cela qui compte.
Toutes les autres formes de retard ne sont pas acceptables parce que l'autre ou les autres sont atteints et ne peuvent commencer, avancer, expérimenter sans que vous ne soyez là.
C'est être en retard à un repas qui ne compte que deux ou trois personnes, à une réunion dans laquelle vous allez jouer un rôle centrale, à... une formation...
Quelle que soit l'histoire qui pourra justifier ce qui ne peut l'être, le retard n'est pas le problème de la personne qui est en retard, il est le problème de tous ceux qui en subissent les conséquences. C'est bien sûr une question de respect.

mercredi 22 mars 2017

Une photo



Cette photo est une réelle invitation au voyage et au questionnement.
Je vous laisse contempler...

mardi 21 mars 2017

Chuck and Keith

Si vous suivez ce lien, vous pourrez suivre une vidéo de Chuck Berry qui donne une leçon de guitare à Keith Richards...

J'aime cette vidéo, parce que tout génial et excellent guitariste qu'est Richards, il ne parvient pas à faire ce que Berry lui demande et sa frustration est énorme.
Mais l'inventeur du Rock and Roll ne se laisse pas impressionner et lui demande à plusieurs reprises de recommencer, de faire et de refaire, jusqu'à ce que le résultat soit satisfaisant...
Rare moment où l'on voit l'un de ces "génies" au travail... frustré, agacé, comme nous le serions tous !
Thank you, Chuck!

lundi 20 mars 2017

Cachés...

Il m'arrive assez fréquemment de faire profiter les personnes avec qui je travaille, notamment en formation, de feedback. Pas du mien, mais celui des personnes qui sont dans la salle, de leurs pairs...
L'exercice est bénéfique, parce qu'il donne un retour authentique et sincère sur ce que pense et ressent un auditoire lorsqu'ils interviennent.
Le feedback est laissé à l'appréciation des participants. Personne n'est contraint d'intervenir.
Je constate régulièrement qu'il en est qui interviennent avec régularité et donnent leur opinion avec générosité. Il en est d'autre qui interviennent moins, attendent, hésitent... Puis d'autres enfin qui n'interviennent jamais et restent cachés tout le temps que dure l'exercice.
Bien sûr, ceux qui se taisent ne sont sans doute pas moins généreux que les autres, mais chez eux, la peur du ridicule, de dire quelque chose qui ne soit pas intelligent ou pertinent, les paralyse au point qu'il préfère s'abstenir de participer.
Intervenir, être présent, prendre le risque du ridicule, c'est tout ce qui est demandé !
Si c'est cette peur qui empêche d'entrer dans la danse, de dire ce qui doit être dit, alors quelque chose doit être fait ! Identifier cette peur pour ce qu'elle est et la confronter... Sinon, se cacher restera la seule option.

vendredi 17 mars 2017

Comme un lundi...

Il me semble, et ce n'est bien sûr que mon avis, que nous ne sommes pas fondamentalement fait pour travailler. Pour avoir une activité professionnelle qui occupe 90% de notre temps d'éveil. Pour céder à cette activité professionnelle qui occupe 90% de notre d'éveil 90% de ces rêves qui seuls pourraient nous donner le sentiment de mener une vie équilibrée et épanouie !
L'asservissement au travail est nouveau dans notre histoire. Tout a commencé au moment de la révolution agricole. Quand il a fallu tordre la nature à nos désirs. L'idée était bonne, mais le deal avec mère-nature n'était peut-être pas aussi intéressant que nous ne le pensions !
Notre société actuelle détruit le travail. Elle n'est plus capable et le sera de moins en moins, de fournir du travail à tout un chacun. Un travail qui soit utile et non pas un cache misère pour les statistiques du chômage. La robotique, l'intelligence artificielle, le progrès vont prendre la place des êtres humains et leur travail avec : chauffeurs de taxi, de bus et de tram, pilotes de lignes et pilotes militaires, agent d'accueil, traders, etc. Tous ces métiers vont disparaître comme un jour a disparu le rémouleur. Et il n'y aura rien pour les remplacer ! Ou presque. Certes de nouveaux métiers apparaissent, mais le paradigme change de façon si drastique qu'il ne faut pas se leurrer, beaucoup resteront sur le carreau, à moins que nous ne changions notre façon de voir les choses ! Et que nous revenions à ce qui était, avant la révolution agricole... mais en gardant les dentistes !
Avant cette révolution et l'aliénation qui a suivi, la planète fournissait aux quelques millions d'humains qui la peuplait tout ce dont ils avaient besoin : nourriture, vêtements, abris. Il suffisait de se servir. Le but du jeu consistait à se nourrir le matin et à vivre l'après-midi. Bien sûr, en cas de rage de dents, cela se gâtait.
Il se pourrait donc que le travail soit une mode, vieille de 14 000 ans et que cette mode vive ces dernières années... Le premier signe de ce grand changement : les discussions sérieuses autour du revenu universel et son application possible dans les quelques années à venir, seule façon, à mon avis de réaliser cette transition vers une société sans travailleur !

jeudi 16 mars 2017

Combien de planètes ?

Quel est votre impact sur la planète ? 
Honnêtement ?
Combien de kilomètres de voiture faites-vous chaque semaine ? Combien de steaks de bœuf aurez-vous mangé à la fin du mois ? Combien de déplacement en avion ? 
Dans quelle mesure votre train de vie pourrait-il être ramené à quelque chose de plus raisonnable ? Combien de planète faudrait-il pour nourrir toute une population de gens comme vous ? Un américain consomme ce que 62 indiens consomment en une année. Et vous ?… 
Bien sûr, vous n'est pas vous, c'est nous , face au plus grand défi auquel nous puissions faire face… Nous sommes devenus quelque chose que la planète qui nous supporte ne peut plus supporter ! 
Comme ailleurs, ce ne sont pas les sociétés qui changent, les civilisations qui se transforment, ce sont les individus qui les composent. 
Et là, vous avez votre mot à dire, vous pouvez agir. 

mercredi 15 mars 2017

Jacques

Je suis de ceux qui pensent qu'il en est parmi nous qui osent plus, s'acharnent plus, s'investissent plus, non parce qu'ils ont un talent particulier, une génétique différente, mais parce que leurs croyances ne les limitent pas à se contenter de ce qui est naturellement là.
Certains se disent : je vais réaliser ce rêve et je ne m'arrêterai pas avant que ce soit le cas. Ceux-là font un choix et s'engagent d'une façon peu commune. Ils persévèrent alors qu'au même moment, la plupart abandonnent... Ce n'est pas une garanti de succès, mais il en est qui réussissent et ceux-là ont des choses à nous dire. Ils savent de quoi ils parlent et ils nous racontent comment ils ont fait, quelles sont les croyances et les motivations qui les ont porté sur ce chemin.
La vidéo ci-dessous est une interview du grand Jacques.
Il nous dit tout ce qu'il y a à savoir à 2:56...



mardi 14 mars 2017

Au commencement était...

Vos succès de demain sont les rencontres d'aujourd'hui. Ces rencontres sont le fondement de ce qui va ou non se produire. On parle de réseau, mais c'est un mot de jargon, une manière de se faire peur ! Le réseau, ce sont tous ces gens que vous allez rencontrer et qui vont influencer votre trajectoire d'une manière qu'il vous est impossible de prédire ou d'anticiper. Votre boussole restera votre désir, ce que vous souhaitez accomplir et qui vous permettra de choisir parmi les milles chemins qui s'offriront à vous. Pour que ces chemins se dévoilent, il y faut ces rencontres.
Qui allez-vous rencontrez aujourd'hui ? Qui va remettre en question ce que nous pensiez certain ? Qui va vous offrir une nouvelle collaboration ? Qui ?

lundi 13 mars 2017

Training !

Intéressé par un peu de training ?...
Combien de temps passé depuis vos derniers exercices ? Depuis que vous avez choisi de mettre à la question ce que vous savez, ce que vous pensez savoir ? Ou encore, tenté de nouvelles façons de faire ?
J'ouvre aujourd'hui une nouvelle session de training "Captiver & Convaincre : Présenter avec confiance" sur Paris, les 2 et 3 mai prochain.
S'il y en a parmi vous qui souhaitent relever le défi de leur développement personnel et commencer quelque chose de nouveau et révéler l'influenceur qui est en eux, c'est le moment de prendre contact !

vendredi 10 mars 2017

Fait par un humain !

Il n'y a plus grand chose que vous puissiez acheter dont vous puissiez dire qui en est le créateur. 
Il fut un temps où tout était signé. Cette besace portait les initiales de son artisan, les pierres des cathédrales portaient toutes un sceau et les objets qui meublaient notre quotidien étaient comme autant de rappels du savoir-faire d'individus auxquels il était possible de faire référence, de contacter, d'apprécier...
Aujourd'hui, personne ne sait qui a fait le t-shirt que vous portez, le plat cuisiné que vous mangez, les chaussures que vous avez aux pieds. Les besoins immenses de la masse ont emporté la personnalisation. Pourtant, si vos clients trouvent le moyen de dire : c'est Jean qui a fait ça pour nous. Cette pièce est décorée par Louise. Trouver le moyen de personnaliser votre travail et de faire en sorte qu'il puisse être reconnu et qu'il donne envie d'en parler, d'être recommandé. 
Personnaliser c'est humaniser. 

jeudi 9 mars 2017

Rester au sommet...

L'excellence peut être trompeuse. Il peut sembler que l'objectif soit de produire une performance époustouflante, de celle dont vos publics, quels qu'ils soient se souviendront longtemps. Et c'est sûrement le cas. Être excellent une fois, deux fois, ce n'est déjà pas si mal. Mais c'est un piège. L'excellence, la vraie, est celle qui exige de vous que vous mainteniez un niveau de performance à ce point élevé, qu'il deviendra le standard. Ce n'est plus une ou deux excellentes performances, mais l'excellence à chaque fois… et c'est ici que le chemin devient chaotique et difficile, parce que les envies de raccourcis, d'aller vers ce qui semble facile au détriment de ce qui est difficile, mais qui produit du résultat vont bientôt venir sonner à votre porte et vous faire leur danse du ventre. Céder à la facilité, même si cela donne l'impression que le job continue d'être fait avec talent, est souvent le premier pas vers une déchéance annoncée.
Maintenir le standard et les difficultés qui viennent avec sont la vraie marque de l'excellence.


mercredi 8 mars 2017

Team players...

Récemment, un ami me confiait : "Ça y est, nous avons enfin viré Germain, cela faisait 4 ans qu'il pourrissait l'ambiance - cette fois, nous en sommes débarrassés ! ". Et il ajoute : "Nous aurions dû t'écouter, cela nous aurait économisé trois ans de questions, de souffrances, de tentatives avortés pour garder cette personne dans l'équipe...".
La question ici n'est pas de savoir si m'écouter aurait changé les choses, mais plutôt de se poser la question de savoir si ceux qui vous entourent, ceux avec qui vous avez fait le choix de jouer la partie qui est en court, ceux-là sont-ils vraiment ceux avec qui vous aimeriez jouer, avec qui vous avez envie d'aller jusqu'au bout, pour qui vous donneriez tout ce que vous avez parce que vous avez la certitude qu'ils feraient de même !? Tous ceux qui vous entourent, si vous deviez les choisir de nouveau, le feriez-vous ? Si vous hésitez, si vous questionnez la présence de certains, alors vous avez le choix : où vous portez le poids correspondant : moins d'enthousiasme, moins d'entrain, moins d'envie et le coût que cela représente ou vous prenez le taureau par les cornes et ne cédez pas avant d'avoir retrouvé le goût de jouer, le goût d'avancer. La valeur de la personne n'est pas en question, ce qui est en question, c'est la pertinence de sa présence dans le jeu que vous avez choisi pour votre équipe et pour vous même.

mardi 7 mars 2017

L'envie de se connaître...

On le dit : "connais-toi toi-même..." et pourtant, qui peut vraiment prétendre se connaître ? Combien sont-ils à avoir un tel niveau d'intimité avec eux-mêmes ? Peu, sans aucun doute...
La première étape de cette connaissance de soi me semble commencer par reconnaître et identifier tout ce qui marche, tout ce qui vous vous amuse, vous tente, vous motive et vous stimule, tout ce que vous avez qui fonctionne et que vous aimeriez rendre irrésistible.
Se connaître soi-même, ce n'est pas accéder à des recoins secrets où se tapissent les monstres et les non-dits familiaux et toutes ces tares qui vous retiennent en arrière... Se connaître soi-même, c'est commencer, et c'est peut-être plus difficile encore, par se voir dans la lumière, dans le vertige de tous ces talents naturels que la plupart ignorent ou considèrent comme acquis.
Le premier pas vers ce nirvana qu'est la connaissance de soi commence par entendre toutes les bonnes nouvelles vous concernant : vous n'êtes pas si enrobé(e), vous ne parlez pas si vite, vous adorez cuisiner ! Et rien que cela fait de vous quelqu'un d'intéressant, suffisamment intéressant que vous ayez envie de la ou de le connaître !!

lundi 6 mars 2017

En mode panique !

Je rencontre beaucoup de gens qui me disent préférer préparer au dernier moment, voire ne pas préparer du tout pour garder de la fraîcheur, pour rester alerte, pour expérimenter ce pincement au coeur que seul l'inconnu et le danger peuvent donner...
Attendre ainsi est en général la preuve que la procrastination a eu raison de leur envie de réussir !
Il est en effet possible que d'attendre le dernier moment donne le sentiment de produire du bon travail, sous pression. De penser que cette pression permet de donner le meilleur de soi.
En fait, bien souvent, il ne s'agit que de céder à la panique d'être dans les derniers mètres avant une importante présentation ou un rendez-vous crucial. Lorsque le jour J approche, le singe qui est en nous a tendance à s'effacer devant la terrible réalité : il va falloir rendre ce rapport ou apparaître en présentation ! Lorsque cette réalité apparaît et que le délais est déraisonnablement court, la plupart se mettent au travail de façon acharnée ! Ils deviennent capables de faire une ou deux nuits blanches pour éviter une totale humiliation. Mais ce n'est pas du travail, ce n'est pas de la fraîcheur, ce n'est pas de la spontanéité... C'est juste céder au singe intérieur dans un premier temps, puis à la panique dans un deuxième temps ! Où est le plaisir dans tout cela ? 
Anticiper et préparer créé du plaisir : celui de réussir ce que vous avez voulu réussir !

vendredi 3 mars 2017

Commencer vous donne le talent !

Pour ce qui est des présentations, la plupart des gens que je rencontre ne manquent pas de talent, ni de potentiel. Ce qui leur manque, c'est la volonté de commencer à travailler sur eux-mêmes.
Pour cela, la première façon de devenir meilleur dans l'art de présenter efficacement, c'est de travailler sur ce qui vous retient de commencer. Parce que commencer, juste commencer, suffit à s'améliorer. 

jeudi 2 mars 2017

Un tas de mails...

Le problème avec ces 200 emails que vous devez gérer et trier tous les jours, c'est qu'il vous contraignent à ne vous préoccuper que de l'urgent et à mettre ce qui est important au second plan. Il est bien évident qu'avec une telle charge quotidienne, un seul jour d'inattention et c'est la catastrophe, les 200 se transforment en 400 et la mission devient impossible.
Seulement voilà, ce prochain client, cette relation avec ce prospect ne peut se faire que dans la durée et si vous y consacrez suffisamment de votre temps et de votre énergie. L'urgent n'est jamais si urgent qu'il doive se faire au prix de ce qui est vraiment important.
Une fois cela dit, il est possible que de répondre à vos mails, naviguer dans les eaux du très court terme vous donne le sentiment de faire le job, de dominer les choses... tandis que de l'autre côté, vous attend l'important, qui est beaucoup plus incertain et risqué...
Ce sera toujours à vous de voir ! 

mercredi 1 mars 2017

Et si c'est technique ?

Je l'entends souvent : Comment fait-on pour communiquer quand on est ingénieur, que les sujets que nous abordons sont ultra techniques, que nous avons des pages et des pages de data à communiquer...
La communication humaine n'est pas à géométrie variable et il n'existe pas de façon particulière de communiquer pour les ingénieurs et les techniciens...
La communication humaine ne change pas suivant le degré de technicité de vos métiers et si vous pratiquez un métier technique il va falloir vous adapter à ce qu'exige la communication humaine et non l'inverse !
Communiquer sur un sujet technique ne change rien aux fondamentaux de la communication.
Le premier de ces fondamentaux est que l'Homme ne sait pas retenir, "processer" et mémoriser les listes de data, les empilements de bullet-points, les tableaux techniques, les courbes dans tous les sens et les photos floues de tuyaux éclatés ou de forages avortés.
Donc, si vous avez de tout cela à transmettre à vos auditoires, mettez tout ça dans un document que vous leur remettrez plus tard, mais ne le présentez pas, ne le mettez pas sur une slide et comprenez que de le lire ne fera que les ennuyer...


mardi 28 février 2017

Le journal du Soft...

Vous voulez mon avis : arrêtons d'appeler la communication, la prise de parole en public, la négociation, le leadership et tout ce qui touche au développement de l'individu : des SOFTskills.
Ces aptitudes ne sont pas plus Soft que les sciences de l'ingénieur ne sont Hard...
Ce sont là des compétences qui vous seront au moins aussi utiles que de savoir résoudre une intégrale, voire même plus.
Donc plus de soft ou de hard, mais un individu complet, formé pour interagir, manager, comprendre une situation de communication autant qu'un problème technique...


lundi 27 février 2017

Procrastination...

Si vous vous êtes fixé un objectif, quelle qu'en soit la nature, il est possible que commencer d'avancer vers celui-ci s'avère plus difficile que vous ne le pensiez… Il est possible que vous découvriez qu'il existe des dizaines, des centaines de choses plus intéressantes à faire que de réussir et accomplir ce que vous aviez en tête. C'est le démon de la procrastination. Autrement dit, l'art de remettre au lendemain ce qui pourrait être fait dans l'instant.
La procrastination, comme le stress, ne parle pas de vous et de qui vous êtes, mais de notre évolution et de la manière dont l'être humain s'est construit au fil des siècles et des millénaires.
La procrastination vient de cette nécessité de satisfaction immédiate que l'animal qui est en nous cherche dans tout ce qu'il fait. Il y a bien un singe qui sommeille en nous et ce singe ne sait pas planifier sur le long terme et ne comprend pas l'intérêt de travailler à quelque chose qui ne produira le contentement si recherché que dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois… Pour cela, le singe vous place sur des voies différentes où ce contentement immédiat semble exister : surfer le Net et vous donner l'illusion d'apprendre des choses fascinantes, les jeux idiots (candy bidule et crash machin…) ou encore les réseaux sociaux, rechercher quantité de "Like" et de commentaires sous votre dernière photo de vacances… bref, tout ce qui vous éloigne du vrai travail et qui consiste en fait à s'amuser à un moment ou cela ne devrait pas être au programme. Résultat : un affreux sentiment de culpabilité et de temps perdu. Pourtant, en dépit de ce mal-être, il reste difficile voire impossible de résister à cet appel, parce que cet appel existe en nous depuis des millions d'années.
Que faire ?
Commencer et ne pas lâcher ! Le singe cherche le contentement. Il est possible de le lui donner plus vite que vous ne le pensez et certainement plus rapidement que lui ne le pense. Commencer à travailler et très vite, le sentiment d'avancer, d'aller vers l'utile et l'intelligent vous gagnera et à la place de la culpabilité s'installera le sentiment du devoir accompli…

Commencez ! Maintenant ! 

vendredi 24 février 2017

Plus, toujours plus...

Nous sommes programmés pour accumuler. Parceque cette accumulation représentait une certaine sécurité... plus de grains pour passer l'hiver est devenu plus de confort, de richesse, de consommation. Mais la sécurité n'est plus dans l'accumulation. La sécurité est dans les justes proportions, dans l'équilibre entre ce dont nous avons besoin et ce qui est mis à notre disposition... 

jeudi 23 février 2017

Sans le moindre effort !

Vous voulez donner une meilleure présentation aujourd'hui que celle que vous avez donnée hier ? Sans travailler, sans fournir le moindre effort ? C'est possible ! 
A qui allez-vous parler aujourd'hui ? Vraiment, qui sont-ils, d'où viennent-ils, quelles sont leurs préoccupations ? 
Et préparez une présentation qui soit vraiment pour eux, et pas ce jeux de slides qui traînent sur le bureau de votre ordinateur depuis des mois. 
Faites cela et vous serez meilleur !!
Bien meilleur !

mercredi 22 février 2017

Combien de temps ?

S'il y a une chose que vous devez savoir avant d'y aller, avant de monter sur la scène ou avant de prendre le micro ou même avant de vous lancer dans la présentation des chiffres de l'année devant votre équipe, c'est : combien de temps cela va durer... parceque si vous n'en avez aucune idée, ce n'est pas une fois devant eux que la conscience de l'exact durée de votre intervention va vous apparaître... et devinez quoi : vous allez être trop long. Comme ils le sont tous ! Jamais vous n'avez assisté à une présentation trop courte ! Jamais vous n'avez supplié l'orateur pour quelques minutes supplémentaires !
Minutez-vous avant, dans le calme de votre bureau ou de votre salon. Maîtrisez le timing. C'est le premier signe de respect à montrer à votre auditoire. 

mardi 21 février 2017

Seuls les fous...

Beaucoup cherchent l'assurance et ce sentiment de domination. Beaucoup le cherchent, voire attendent que ce sentiment les emplissent avec de commencer quoi que ce soit… Le problème est que ce sentiment de plénitude et d'accomplissement ne se présentera jamais à vous à moins que nous ne commenciez, voire ne se présentera jamais à vous du tout !
Seul le fou est certain de réussir, sûr de son fait, convaincu que tout ira comme écrit sur le papier, comme le plan le décrit. Celui qui se lance et fait le choix d'avancer n'a aucune certitude, aucune assurance, comment paraîtrait-il confiant ?
Seuls les menteurs et les usurpateurs ont cet air supérieur que tant recherche !

Les vrais, les conquérants, ceux qui se lancent, ont l'estomac dans les talons, la boule au ventre et la gorge serrée. C'est une preuve de leur humanité. C'est bien parce qu'il y a la peur qu'il y a le courage !

lundi 20 février 2017

Fucking peasants...

John Lennon a  écrit : "Vous vous pensez malins, libérés de la lutte des classes, libres… mais vous n'êtes tous que des putains de paysans, pour ce que je peux en voir !"
Sévère, mais n'est-ce pas vrai ?…
Combien, parmi nous , agissent vraiment dans le sens que leur dicte leur révolution intérieure, leur rêve, cet appel à une existence qui soit vraiment la leur et non celle que d'autres auraient voulu pour eux.

Bien sûr, il est possible de se leurrer et continuer de penser que les circonstances sont autant d'excuses parfaitement valables pour expliquer l'immobilisme et la tristesse ; il est aussi possible de reconnaître que nous sommes en prise avec notre devenir, d'où que nous venions et qui que nous soyons et quelles que soient ces circonstances…

vendredi 17 février 2017

Et si vous l'écriviez ?...

Si vous choisissez de ne pas le dire, alors il ne vous reste plus qu'à l'écrire et faire en sorte que cet écrit puisse-t-être intelligible pour tous et vous permette d'être compris.
Ecrire reste un moyen de communication puissant et une excellente manière de vous faire entendre. Pourtant, écrire devient de plus en plus cette forme d'expression du siècle dernier. Les raisons d'écrire sont de plus en plus rares et lorsqu'elles apparaissent, les PowerPoint et autres logiciels de "communication" sensés nous aider à rendre l'exercice efficace ne font que créer plus de confusion.

jeudi 16 février 2017

Les droits de l'Homme...

Cela semblait acquis... et puis Trump, et puis le Brexit et puis... et ce qui semblait faire partie de nos vies pour longtemps, voire pour toujours, ce bon sens vers plus de collaboration, plus d'équité, plus d'entente entre les peuples devient à nouveau un projet, une idée ou un concept pour lesquels il est nécessaire de se battre. 
Les droits de l'Homme sont une invention, une grande invention, sous la bannière de laquelle des choses extraordinaires ont vues le jour. Parce que nous avons inventé les droits de l'Homme, notre société est ce qu'elle est aujourd'hui et tous les téléphones, tous les avions, toutes les app' et tous ces progrès formidables n'auraient sans doute pas vu le jour sans cette histoire commune à laquelle nous avons un jour fait le choix de croire et de protéger et de chérir : une société fondée sur la dignité et le respect de chacun, pour chacun.  Mais ce choix peut être remis en question et les droits de l'Homme tels que nous les connaissons aujourd'hui pourraient très bien être menacés par les politiques grossières de certains. C'est à cela qu'il faudra penser dans les mois et les années qui viennent au moment de voter. Quelle société voulons-nous ? Rien n'est acquis et ce que d'autres ont mis des siècles à construire pourrait être détruit en quelques mois si nous n'y prenons pas garde. Hélas. 

mercredi 15 février 2017

Votre meilleur profil...

Si vous êtes indépendant, LinkedIn ne vous rapportera pas de clients. Pas en tant que tel. LinkedIn est certes un outil de visibilité et il est possible que cela marche, une fois ou deux… Une des raisons pour lesquels j'apprécie LinkedIn, c'est que cela permet de demander de façon simple et efficace des recommandations. La seule manière d'obtenir une recommandation, c'est si votre travail sort suffisamment du lot, si votre performance était différente de ce qui se pratique ailleurs pour que certaines personnes décident de se mouiller et d'en parler, à la première personne du singulier…

Sur Linkedin, le plus difficile à obtenir, le plus inconfortable à obtenir, ce sont ces recommandations… et si je devais vous faire travailler, c'est la seule chose que je regarderais sur votre profil !...

mardi 14 février 2017

Conversation

L'argent est une conversation entretenue dans les méandres de nos esprits. Rien n'a de valeur dans l'absolu. Ce qui donne de la valeur à une chose ou à un service, c'est la conversation que nous entretenons à l'égard de cette chose ou de ce service. 
Cette conversation est mouvante, fluctuante de telle sorte qu'il est impossible d'en connaître la teneur. Une chose est sûre : votre client n'a pas la même conversation que vous à propos de l'argent. Inutile de plaquer sur lui ce qu'il vous semble juste ou dérisoire de payer pour ce que vous faite. 
Inutile même de tenter, par une écoute attentive, de connaître les tenants et les aboutissants de cette conversation... mieux vaut partir du principe que ce n'est pas une question d'argent, mais de proximité, de connexion, de loyauté, de rapidité, d'attention, de mouvement...

lundi 13 février 2017

Ce qui compte...

Qu'est-ce qui est vraiment important pour vous ? Pour quoi exactement donneriez-vous tout, ou une bonne partie de tout ce que vous possédez ?
S'il vous semble avoir une réponse à cette question, votre réponse figure-t-elle dans votre agenda de demain ?
Si non, comment se fait-il que ce qui devrait être le plus important pour vous ne soit pas votre priorité du jour ? 

vendredi 10 février 2017

Votre organisation est-elle atteinte d'Alzheimer ?

Si les équipes de votre organisation fonctionnent avec PowerPoint. Si elles ont fait de l'utilisation de ce logiciel un pilier de leur communcation, autrement dit, si PowerPoint est utilisé en lieu et place de Word pour créer des documents et des mémos et des notes d'information... : vous avez un problème !
Dans quelques années, lorsque vous reprendrez ces slides, elles ne vous donneront aucune indication sur la situation dans laquelle vous étiez. Des bullet points ne sont pas des phrases, ne donnent aucune indication du chemin de pensée de leur auteur, n'ont ni début, ni milieu, ni fin...
PowerPoint ronge la mémoire de votre entreprise, comme la rouille viendrait à bout du plus résistant des métal.
L'antidote : revenir à l'écriture, aux mémos, aux raisonnements et laisser PowerPoint à ce qu'il sait faire : aider votre auditoire à mieux vous comprendre lorsque vous parlez.

jeudi 9 février 2017

Une journée sans...

Il y a la journée sans cigarette. Récemment, une journée sans smartphone (que je n'ai pas vue suivie par un grand nombre de personnes...).
Et pourquoi pas une journée sans PowerPoint ?
Chaque entreprise devrait organiser, au moins une fois par an une journée sans PowerPoint.
Je vous vois d'ici : vous vous imaginez seul, devant eux, le coeur battant et pour vous aider : rien ! Pas de diaporama vers lequel distraire leur attention, pas de rappel de ce que vous aviez l'intention de dire (lire), nul part où vous cacher. Cela ne risque pas d'arriver !
Une journée sans PowerPoint serait sans doute plus difficile à organiser qu'une journée sans tabac !
Pourtant, PowerPoint continue d'amoindrir la communication de votre organisation. PowerPoint affaibli votre communication. PowerPoint réduit à néant les efforts qui sont les votres de créer une action, un changement, un mouvement. PowerPoint vous empêche de les impliquer, les embarquer, les captiver et surtout : les convaincre.
Alors, pour fantaisiste que cela puisse paraître ou hors du champs du tout ce qu'il vous serait possible de réaliser : que diriez-vous, aujourd'hui, de vous passer de vos slides ? Que diriez-vous de leur parler plutôt que de traverser dans l'indifférence la plus totale, une liste de bullet points ? Que diriez-vous d'impliquer les gens qui sont en face de vous et de les inciter à agir plutôt que de parler de ce dont vous aviez l'intention de parler ?
Risqué ?
Peut-être... Un peu.
Plus efficace ?
Évidemment !

mercredi 8 février 2017

Vous pouvez devenir le meilleur...

 ...à quelque chose qui n'appartient qu'à vous...
Nous avons tous un quelque chose qui nous stimule, nous donne envie, nous place sur le chemin de la persévérance et du travail. Si nous travaillons suffisamment fort à ce quelque chose, il ne sera pas long avant que nous ne devenions meilleurs que la plupart. Si nous pratiquions tous de la sorte, nous serions tous experts à "notre" quelque chose.
Conséquence logique, nous deviendrions tous meilleurs que le reste du monde à quelque chose. Autre conséquence logique : le reste du monde deviendrait aussi meilleur que nous à quelque chose.
Une fois cela acquis, si toutes ces compétences se connectent, existent ensemble, le résultat deviendrait extraordinaire. Nous sommes dans un monde de connexion et ce que ce monde attend, c'est que nous identifions ce quelque chose et que nous allions chercher l'aide et le soutient des autres fort de ce que nous apportons.

mardi 7 février 2017

Quand Usain Bolt perdait...



Regardez bien cette vidéo.
Surpris ?
Oui, Usain Bolt ne finit que 4ème… c'est pourtant la même foulée, le même homme, quelques années avant son record du monde, avant ses exploits, avant l'Usain Bolt que le monde entier connaît maintenant.
Avant cet homme là, avant celui qui semble né pour gagner, celui pour qui la victoire semble si facile si évidente, si naturelle, il y avait celui que vous venez de voir, celui qui perdait, celui qui se demandait encore comment devenir le meilleur. Celui qui n'avait que le potentiel de devenir champion.
Facile d'oublier tous les moments de doute et d'effort une fois sur la première marche du podium…  Pourtant, ce sont ces moments qui font les champions, qui façonnent ceux qui réussissent.

Le potentiel est là, encore faut-il le modeler, le former…

Sur cette vidéo, Usain Bolt n'a que 17 ans... 

lundi 6 février 2017

Kou, Sing, Ming

Il est dit que Confucius demanda un jour à un nageur particulièrement doué comment il pouvait nager dans des eaux aussi tumultueuses, là où pour n'importe qui d'autre, cela représenterait une mort immédiate. Confucius demande s'il a une méthode. L'homme répond qu'il n'en a pas. Qu'il est parti du donné, qu'il a développé un naturel et enfin atteint la nécessité. Il ajoute : "Je suis né dans ces collines et je m'y suis senti chez moi : voilà le donné. J'ai grandi dans l'eau et je m'y suis peu à peu senti à l'aise : voilà le naturel. J'ignore pourquoi j'agis comme je le fais : voilà la nécessité".
Ces trois étapes tiennent en trois mots : Kou, Sing, Ming *.
Tout apprentissage, toute maîtrise, toute expertise nécessite ces trois espaces, ces trois temps.
Le temps de ce qui est là, qui appartient au passé, ce qui est révolu (cause ?) : Kou.
Le temps de la nature : la pleine réalisation des potentiels, des virtualités propres à un être, réalisation que cet être atteindra ou pas : Sing.
Le temps de la nécessité, de ce qui devient le mandat, l'ordre. Ce qui fait que l'être devient son art et s'oublie dans ce qu'il fait : Ming (maître)
Pas d'excellence sans ces trois temps, sans ces étapes…
Croire qu'il soit possible d'atteindre la nécessité, le Ming sans passer par le Kou et le Sing est illusoire, tout comme il serait illusoire de croire possible de parvenir à la maîtrise (Ming), sans le Kou et le Sing...



* : Emprunts à l'essai de Jean-François Billeter : "Leçons sur Tchouang Tseu"

vendredi 3 février 2017

Vous devez arrêter de dire "Au final"...

Ce sera hier le deuxième article d'un quotidien français de très large diffusion dans lequel je surprends leurs auteurs à utiliser l'expression "au final". Pour une raison étrange, cette expression fautive se répand sans que cela soit compréhensible et on la trouve même maintenant sous la plume de professionnels de la rédaction, donc de la langue française.
L'expression "Au final" n'est pas française. Si vous l'utilisez, vous devez arrêter, ce qu'elle raconte de vous n'est pas ce que vous souhaitez.
D'abord,  parcequ'il est toujours suspect de faire ou de suivre ce que tout le monde fait !
Ensuite, parce que vous parlez un français irréprochable et que cela commence par le respect de sa grammaire et la joie d'enrichir chaque jour votre vocabulaire.
Si nous interprétons le monde à partir des histoires que nous nous en racontons, seule la richesse de notre palette (les mots sont les couleurs de la langue) nous permet d'en saisir et d'en exprimer toutes les nuances.


jeudi 2 février 2017

Quand "rien" est le message...

Sur l'autoroute, de vastes panneaux signalent les dangers à venir sur votre route. C'est utile. Lorsque vous voyez l'un de ces panneaux bardés de ses grandes lettres oranges, vous êtes averti : un danger est proche...
Il y a quelques jours, nous roulions paisiblement, lorsque sur l'un de ces panneaux, censé signaler le danger, s'affiche un message à caractère subliminal : "CHARGEMENT BIEN ARRIME, RISQUES EVITES"
Au-delà du fait que nous ne sommes sur cette route qu'à peine 1% à avoir un chargement qui mériterait d'être mieux arrimé (...), autrement dit, ce message fut sans doute conçu par le ministère des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement sous la responsabilité d'Edouard Herriot, rend aussi totalement inefficace ce pourquoi ces panneaux ont été conçus...  
Le fait que vous puissiez faire quelque chose ne veut pas nécessairement dire qu'il est pertinent de le faire. Même si d'un point de vue irrationnel, il paraît étrange d'avoir équipé les autoroutes de France pour qu'ils restent éteint, il y a une raison à cela et y contrevenir rend tout le reste absurde...