mercredi 26 avril 2017

Une relation...

L'acte d'engager une conversation et le savoir-faire qui l'accompagne est très souvent perçu comme la capacité à un instant T de dire ou faire ce qu'il convient pour que cette conversation se prolonge et finisse par aboutir sur une vente ou un acte choisi.

Le problème, c'est cette instant T. Une relation ne se définit pas dans l'instantané, mais dans la continuité. Ce qui compte, c'est qu'une fois cet acte ou cette vente faite, l'important est ce qui va se passer après et qui définira la qualité et la longévité de la relation.

mardi 25 avril 2017

Tout cela va mal se finir...

Ce monde a un mantra pour vous, un message qu'il ressasse à vos oreilles, chaque fois que cela est possible… une injonction dont il a habilement su vous convaincre, à force de mensonges et de "fake News" , de journaux télévisés… Ce mantra, c'est le suivant : "Vous êtes en danger."
Que ce soit le réchauffement climatique et ses calamités à venir, le terrorisme,  les pédophiles qui lorgnent sur vos enfants, les routes qui sont pavées de chauffards inconscients, les Trump et autres Poutine qui ne rêvent que d'eux-mêmes et seraient prêts à tout pour que le monde soit à leur pied, les Kim Il Sung qui s'apprêtent à plonger le monde dans un holocauste nucléaire, l'air qui est polluée, la nourriture couverte de pesticides dangereux, voire mortels, les perturbateurs endocriniens qui s'immiscent dans vos glandes, les PTA, le Paraben, le diméthyle benzène, la couche d'ozone, les abeilles qui meurent à la tonne, les tomates qui ne ressemblent plus à des tomates parce que Monsanto est écocides, la maladie de Lyme, les sols devenus stériles, les vaccins et leur aluminium, les vagues ininterrompues de migrants à nos frontières, Alzheimer, Parkinson, le crabe… à dire vrai, il n'y a aucun doute : vous êtes en danger, vous êtes sur un radeau en perdition, sans doute partie de l'une des dernières générations d'humains qui pourra survivre à d'aussi funestes circonstances…

Pourtant, rien de tout cela n'est vrai.
Voire, vous êtes sans doute plus en sécurité que vos arrières grands-parents, que vos grands-parents et que vos parents… Réunis !
Mais nous voilà convaincu du contraire parce que c'est commode, parce que c'est plus pratique, parce que la peur est une émotion à laquelle il est aisé de s'abandonner…  Mieux, la peur est l'émotion qui nous a rassemblé, presque unis, pendant des dizaines de milliers d'années. La ressentir de conserve avec ses voisins, ses amis, s'en gargariser en soirées ferait presque du bien… si l'on ne finissait par y croire…

Gardez cette peur pour les salles obscures, les moments où cela n'aura pas grande conséquence, puis au moment de prendre vos décisions, celles importantes, ou encore au moment de voter, tâchez de voir le monde tel qu'il est et non tel que la peur vous le montre…

lundi 24 avril 2017

Un petit peu, chaque jour...

Pratiquer, s'entraîner, quotidiennement, régulièrement, assidument... est difficile.
Cela ne paie pas immédiatement et cela laisse le temps au doute de s'installer.
Cela ne marche pas toujours et cela laisse le temps au renoncement et au découragement de prendre le dessus...
Mais pour atteindre à l'excellence, il n'y a pas d'autres chemins. Pratiquer, ne serait-ce que 5 minutes par jour, un instrument de musique et mécaniquement, il est possible de devenir meilleur. Tout ce que nous faisons avec aisance a réclamé ce temps de pratique, même si cela ne nous apparaît pas évident aujourd'hui. Tout ce que font ceux que nous appelons "des génies" a réclamé de leur part cet investissement, cette obsession de la pratique régulière et constante...
Évidemment, c'est aussi parce que c'est dur que nous parlons de génies. 

vendredi 21 avril 2017

Préparation...

Le jour du concours ou du test, si le travail n'a pas été fourni avant, un échec est prévisible. Avant une course, pour un athlète, si les efforts et l'entraînement n'ont pas été à la hauteur de l'enjeu, il est probable qu'il n'y aura pas de podium. Devant un prospect, même problème... Si le travail n'a pas été fait en amont, si votre préparation n'est pas à la hauteur de ce qui est attendu, alors il est probable que ce contrat si important ne sera pas signé. C'est avant qu'on fait le travail, la course elle-même, le rendez-vous, le test, le concours, ne sont que la cerise sur le gâteau, le moment où se déploient les bénéfices des efforts passés... Inutile de compter sur la chance de l'instant, sur des circonstances favorables, sur un horoscope mirobolant... Tout est dans la préparation. Et vos compétiteurs le savent !...

jeudi 20 avril 2017

En classe de Latin !

Je me souviens de ce professeur de latin, alors que j'étais en 2nde et que je me préparais à vivre une heure de calvaire, entrer dans la salle de classe et nous faire part de cette révélation : "dans la vie il n'y a que le travail !"...
Je me souviens avoir trouvé cette réflexion un peu courte pour un homme de son âge, moi qui avait le sentiment de travailler à longueur de journée. Je n'ai pas tout de suite compris ce qu'il voulait dire...
Non seulement ne l'ai-je pas compris tout de suite, mais il m'a fallu trente ans pour finalement pleinement comprendre l'épiphanie qu'il avait expérimenté et qu'il partageait avec ses élèves ce jour d'il y a si longtemps !
Pour moi, à cette époque, il y a avait les bons, les moyens et les mauvais. Les dès étaient jetés. Pour certains, à force d'acharnement, il était possible de s'extraire des moyens pour devenir correct et obtenir quelques bons résultats, mais pour être bons, il fallait faire partie d'une caste, d'une race d'élus. Je me souviens de ces bons : de Didier, de François (leurs prénoms me sont restés !)... qui enchaînaient les 20/20 et semblaient tellement à leur aise là où il me fallait ramer pour obtenir péniblement un 13, dans un bon jour...
Les dès étaient bien pipés, mais pas comme je le pensais... et il m'a fallu tout ce temps pour le comprendre. Comprendre ce que travailler veut dire.
Travailler, c'est cette façon de prendre toutes ses décisions, même les plus infimes, en harmonie avec le résultat que l'on souhaite obtenir. Pour un étudiant, s'il souhaite faire partie des bons, c'est organiser son travail sans jamais baisser les bras, c'est être présent, attentif, c'est s'intéresser - jour après jour, heure après heure, minute après minute. Pour un musicien, c'est prendre conscience de l'importance de faire des gammes et les faire tous les jours, encore et encore. Pour un sportif de haut niveau, c'est rester sur le terrain un peu plus que les autres, embarquer ses entraîneurs dans ce rêve de réussite et obtenir un conseil de plus, une main sur l'épaule un peu plus investie...
Travailler, ce n'est pas tout donner d'un coup et se surprendre soi-même de sa propre performance... Travailler, c'est ce qui se fait au jour le jour, régulièrement, constamment et qui finit par créer l'excellence...

mercredi 19 avril 2017

Si seulement tout le monde se mettait d'accord !

Vous aurez sûrement déjà assisté à une réunion durant laquelle tout le monde est d'accord, aucun point de tension, tous sur la même longueur d'onde, heureux vers un seul et même objectif ?
Non.
Pourquoi ? Parceque c'est impossible ! Nous ne sommes pas d'accord, par essence ! Nous avons des objectifs et des agendas différents et heureusement !
D'où l'intérêt de savoir défendre et énoncer pourquoi vous êtes là et pourquoi votre point de vue a de la valeur et en quoi il peut faire avancer les choses.
Ils ne seront jamais d'accord avec vous ou alors méfiez-vous !

mardi 18 avril 2017

Sur quoi se concentrer ?

Je sais que je l'ai déjà écrit plusieurs fois, mais ce que je vois au quotidien me fait me dire qu'il est utile de le rappeler et de le rappeler encore : nous avons vécu en tribus pendant des millions d'années et pendant la plus grande partie de ce temps, nous n'avions aucun mot à notre disposition pour communiquer. Aucun. Les mots ont été inventé par l'être humain environ 120 000 ans avant notre ère et personne n'a trouvé utile d'y ajouter l'écriture pendant 115 000 ans ! Lorsque nous interagissons entre humains, ces millions d'années de communication basée sur le langage du corps et des émotions pèsent de tout leur poids. Nous communiquons comme nous avons communiqué pendant toutes ces décennies et, il faut le reconnaître, nous savons faire…
Si les mots suffisent, si seul les mots peuvent vous permettre de vous faire comprendre et de les amener à vous suivre, alors utilisez les mots et eux seuls… mais cela est rare.

La plupart du temps, lorsque vous communiquez, ce qui est en jeu c'est leur peur, leur envie, leur besoin de comprendre, leur fatigue, leur énergie… Dans tous ces cas là, rangez les mots et concentrez-vous sur l'essentiel…

vendredi 14 avril 2017

Sur votre chemin...


Si vous cherchez à avoir raison, il est possible qu'à un moment donné vous ayez tort… et cela ne doit pas vous arrêter. 

jeudi 13 avril 2017

Back to the 60's?

Avec cette campagne électorale, je l'entends plus que je n'en ai l'habitude : revenir à ce que nous avions et qui fonctionnait mieux que ce que nous avons maintenant. Quittons l'Europe ou renégocions nos traités, quittons l'euro, quittons, abandonnons et il en sortira forcément quelque chose de plus adapté à nos besoins…
Nous avons quitté le franc en 2002, qui voudrait retourner en 2002 ? Époque à laquelle nous n'avions rien de tout ce que la technologie nous a donné depuis.
Plus loin encore, qui voudrait retourner en 1960 ? Les belles années de la croissance à outrance, ces années dont les anciens nous disent que les choses étaient plus faciles… On trouvait du travail plus aisément, paraît-il… Mais comment comparer la vie que nous avons aujourd'hui à celle des années 60. Qui voudrait passer sous le scalpel d'un chirurgien de ces années là ? Pas moi ! Non par défaut de bonne volonté, mais les choses ont tellement changées… à une vitesse telle que nos cerveaux n'ont pas encore enregistré ces changements. Nous nous projetons dans un passé momifié et rassurant, alors que nous avons construit quelque chose qui marche, qui a des défauts, mais qui a su accompagner ces changements avec talent.

Votons pour qui nous voulons voter, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais mieux vaut cesser de comparer notre époque avec un passé dont nous sommes sortis une bonne fois pour toute. 

mercredi 12 avril 2017

Ce qu'il reste de l'homme des cavernes...

Nous avons vécu en tribus pendant des millénaires... et pendant toutes ces années, nous n'étions pas l'espèce la plus dangereuse, la mieux équipée, la plus protégée, la plus agressive... pendant des millénaires, nous nous sommes battus pour survivre, pour simplement rester dans la partie, ne pas en être éliminé par toutes les autres espèces, plus agressives, plus fortes, plus musclées, plus prédatrices...
De toutes ces années d'effort, que nous reste-t-il ?
Deux choses.
Un cerveau que nous avons appris à utiliser différemment. Il est devenu plus gros et nous a donné accès à plus d'intelligence, que nous avons utilisée pour mieux survivre..., plus longtemps, plus confortablement, jusqu'à ce que la marge qui nous sépare de nos prédateurs nous extrait de la chaine alimentaire. Rien que ça.
La seconde : la capacité à encaisser l'adversité... Mieux, une capacité à ne concevoir le monde que dans l'adversité. Lorsque vous parlez à un professionnel, il est évident qu'il va puiser dans quelque chose qui dépasse sa seule personnalité, il va chercher en lui le résultat de ces milliers d'années de luttes et de combats incertains pour la survie de l'espèce. Il y a en nous des ressources insoupçonnées pour faire face à tout ce qui peut se mettre en travers de notre chemin. La seule chose qu'il reste nécessaire de faire aujourd'hui, alors que nos canapés sont devenus si confortables, c'est d'embrasser cette adversité. Sans elle, pas grand chose ! 

mardi 11 avril 2017

A dada sur mon bidet...

Il y a des choses que l'on oublie jamais : lancer des clés, faire du vélo, plonger dans l'eau... On ne les oublie jamais parce que ces apprentissages sont essentiels et se sont inscrit très tôt dans notre cerveau. Pourtant, aucun parmi nous ne peut se vanter d'avoir appris à faire du vélo grâce à la passionnante lecture d'un livre sur le sujet ou d'avoir réussi un premier plongeon après avoir reçu un mémo précisant la marche à suivre...
Un premier plongeon réussi, se sont des dizaines de tentatives pitoyables, de plats, de sauts timorés la tête à peine en avant... Le vélo, ce sont d'abord des roulettes timidement retirées par l'un de vos parents une fois estimé que votre équilibre le permettait, puis ce sont des chutes, des hésitations, tout un monde de découverte, d'essais, d'erreurs et pour finir l'équilibre parfait qui vous permet aujourd'hui de réussir ce prodige : tenir en équilibre sur un vélo, lancer des clés à votre compagnon ou plonger du plongeoir de 5 mètres...
Ce qui vaut pour le vélo et les plongeons et vos clés vaut pour tout le reste... Certes, certains apprentissages impliquent moins le corps et semblent plus intellectuels que d'autres, mais l'intellect fonctionne comme le corps, puisqu'il en est issu : essais, erreurs, avant l'équilibre de la compréhension, de la logique. J'irai même plus loin, et si tout ce savoir intellectuel nécessitait un passage par le corps pour être totalement intégré. Et si toutes nos idées, toutes nos découvertes nécessitaient ce transit par le corps pour nous apparaître totalement ?...

lundi 10 avril 2017

Qu'est-ce qui vous fait courir ?

La question semble tomber sous le sens et pourtant...
Pourquoi ?
Pourquoi se lancer dans un projet, pourquoi courir, pourquoi parler, pourquoi ?
Nous sommes programmés pour partir en quête de réussite, parce que le premier de la classe nous a toujours semblé plus heureux, plus accompli que le cancre... mais vouloir réussir (quoi que cela veuille dire...) n'est pas une raison en soi. Vouloir gagner, être le numéro un, être reconnu, ne sont pas des raisons suffisantes pour s'investir totalement dans un projet, même si notre société reconnaît au numéro un des qualités particulières...
Être numéro un, devenir le meilleur, ne sont pas des garantis d'accomplissement. C'est pour cette raison qu'il en est pour atteindre les premières marches du podium et réaliser qu'ils ont fait fausse route et que leur "pourquoi" était ailleurs.
Il est plus important de savoir pourquoi vous êtes là que de viser la première place ou de se concentrer sur la réussite. Questionner les motivations plutôt que l'obsession de la victoire...

vendredi 7 avril 2017

Surprise party...

Vous souvenez-vous ?
Surprise party, bringue, soirée, boum... et comment il y avait ceux qui se levaient de leur chaise, ceux qui dansaient, ceux qui à la fin de la soirée tenaient la main de la plus jolie fille de la soirée...  Il y avait aussi celles qui dansaient à n'en plus pouvoir, qui illuminaient la piste de leur présence, qui n'étaient pas forcément les plus jolies filles de la soirée, mais sûrement celles dont on se souvenait...
Et puis il y avait aussi ceux qui restaient assis sur leur chaise.
Et qui se souvient de celles et de ceux qui restaient assis sur leurs chaises...

jeudi 6 avril 2017

Le sourire

La pratique du Tai Chi se fait autour de six principes.
Chacun de ces principes permet une meilleure circulation des énergies et participe d'une prise de conscience de soi et de ce qu'il y a au delà de soi quand on travaille un geste.
L'un de ces principes m'interpelle à chaque fois que je pratique : c'est le dernier des six et il s'énonce ainsi :
"Retrouver le sourire..."
Et je suis systématiquement sidéré par l'effet que cela produit sur moi.
Le principe ne dit pas "Et souriez, parce que la vie est belle" ou encore "Souriez...". Il dit "Retrouvez le sourire", comme s'il s'agissait de revenir à notre condition, à cet état d'être dans le sourire, comme si nous étions fondamentalement contemplatif et souriant, mais que ce sourire, sous mille pressions et mille contrariétés s'échappait, nous échappait.
Il suffit simplement de le retrouver.

mercredi 5 avril 2017

IA

IA.
Intelligence Artificielle.
Elle est déjà autour de nous, tout autour de nous. Elle fait des centaines de choses pour nous, plus vite et plus efficacement que n'importe qui d'autre. Elle trouve nos hôtels, nos vols, nos trains, nos amants et pour l'instant, personne ne s'en inquiète. Petit à petit, elle s'est intégrée à nos vies jusqu'à en faire partie... Que serions-nous sans smartphone aujourd'hui... Le mot "smart" pour IA, pour intelligence artificielle...
Demain, cette même intelligence sera non seulement capable de réaliser pour nous ces tâches, mais elle ira même jusqu'à prendre notre place et occuper nos sièges : qui conduira les taxi, les avions, les bus... qui servira dans les magasins, qui s'occupera des caisses, qui opèrera de simples puis de plus en plus complexes opérations chirurgicales... Petit à petit, l'intelligence artificielle prend la place de l'homme, parce que ce qu'elle fait, elle le fait mieux, plus vite et plus efficacement que nous...
Alors, pour nous, il reste cette évidence : quand cette intelligence artificielle sera-t-elle en mesure de se substituer à ce que je fais... et comment l'éviter.
Si vous êtes chauffeur de taxi, il est sans doute trop tard... Mais il reste de la place pour le chauffeur de maître, humain, dont on attend autre chose que d'aller d'un point A à un point B...
Si vous êtes pilote d'avion de ligne, il est probable que l'IA prenne votre siège dans les 10 ou15 ans qui viennent... A moins d'être de ceux qui la supervise, la teste ou la font évoluer... Mais il ne fait aucun doute que dans un avenir proche, les avions seront sans pilote humain.
La technologie se rapproche de chacun de nos emplois.
La question est alors : qu'est ce qu'il y a d'humain dans ce que je fais, qu'est ce que mes clients recherche d'humain en moi, qu'est ce que je fais qu'une machine, qu'une intelligence artificielle ne serait pas en mesure de réaliser ?
Cette question semblait être de la science fiction il y a seulement 20 ans, au moment où la plupart des jeunes gens terminaient la lecture du "Fondation" de Asimov. Il n'est plus question de science fiction aujourd'hui... L'IA est là. Elle est déjà là. Et petit à petit elle se rapproche de vous...

mardi 4 avril 2017

Avant d'agir...

Avant de prendre une décision, importante, il est parfois utile de se souvenir que l'essentiel de ce qui vous a été enseigné l'a été avec un seul objectif : celui de s'assurer de votre obéissance.
C'est ainsi que notre société voyait (voit ?) les choses : des citoyens bien alignés et oeuvrant pour le bien commun...
Ce besoin d'obéir se rappelle à votre souvenir à chaque fois que vous faites face à quelque chose de nouveau, de différent, d'innovant...
La plupart du temps, il est bon de l'ignorer ! 

lundi 3 avril 2017

Inutile...

Pas la peine d'en faire plus, d'ajouter de nouvelles options, de gonfler ce que vous êtes en mesure de promettre...
Pas la peine de tenter de se changer, de paraître différent en une nuit de temps...
Inutile de rechercher cette solution miracle, cette nouvelle façon de faire, quelque chose de magique...
Tenez les promesses que vous avez faites, et recommencer demain... 

vendredi 31 mars 2017

Au pied de la plus haute montagne du monde...

Imaginez-vous au camp de base de l'Everest, paré pour l'ascension de la plus haute montagne au monde et prêt à réaliser l'une des plus difficiles courses d'alpinisme qu'il soit possible.
Au camp de base, un homme vous propose de vous aider, de vous coacher, de vous donner des idées, des techniques pour réussir cette ascension. Il vous propose toute une batterie d'outils, de matériels, de brochures qui semblent toutes plus raisonnées et utiles les unes que les autres...
Quel est votre premier réflexe ? Ou plutôt quel devrait-il être ?...
Demander à cette personne le nombre de fois où elle s'est aventurée sur les flancs de la montagne... combien de fois elle s'est risquée à tenter cette ascension ? Et avec quelle réussite ?
Si sa réponse devait être : jamais !
Suivriez-vous ses conseils, achèteriez-vous ses outils ?

jeudi 30 mars 2017

Un peu de privation !...

Des études montrent que pour les serveurs, une fois la commande servie, leur mémoire efface ce qui s'est passé et ils n'ont plus aucun souvenir à la fin de la journée de toutes les boissons et de tous les services qu'ils ont rendu.
Plus aucun souvenir à une exception près... Ils se souviennent très bien des commandes interrompues, de celles qui n'ont pu aboutir parce qu'il manquait un ingrédient, qu'il se trouvait en rupture de stock ou qu'un incident était venu les interrompre... Quelque chose avait rompu le cycle une commande, une livraison, un effacement !
Le cerveau, pour pouvoir effacer correctement ce qui doit être effacé a besoin de ce sentiment d'achèvement...
Si vous voulez qu'il mémorise ce que vous dites, il pourrait être utile de ne pas le leur donner !!

mercredi 29 mars 2017

Le but de ce jeu...

Le but du jeu est de construire une relation de confiance.
Vos clients ne font affaires avec vous que parce qu'ils ont confiance en vous. Et cette confiance, c'est vous qui l'avez installé, au fil de mois ou d'années de collaboration.
Le fait que la relation soit de qualité et permette une confiance mutuelle ne garantit en rien sa durabilité. Cette confiance est toujours basée sur la dernière de vos actions.
Choisissez, ne serait-ce qu'une et une seule fois de prendre un raccourci, de facturer un peu plus que d'habitude et la confiance est rompue, entièrement.
Ils ne s'en apercevront peut-être pas cette fois, ni la suivante, mais un jour (et ce jour viendra), ils ne seront plus là. Vous aurez perdu un client. Sans bruit et sans fureur. Pour quoi ?
La confiance n'a pas de prix et c'est pour cela que vous vous devez de la préserver, à tout prix !

mardi 28 mars 2017

Personnel

Ce n'est jamais personnel...
Ce message colérique que vous venez de recevoir de votre client le plus important ne vous est pas directement adressé, même si votre ventre vous dit le contraire.
Ce message vous parle de ce que vous avez fait récemment pour ce client ; il est possible que ce ne soit pas suffisant, mais cela ne remet pas en question qui vous êtes.
Ce message ne devrait représenter pour vous qu'une information sur votre interlocuteur et sur les limites de la relation qui vous uni. Une information dont vous devrez tenir compte dans les jours et les mois qui vont suivre si vous voulez garder ce client et si vous souhaitez continuer de travailler pour et avec lui.
Bien sûr, cela signifie aussi que vous devez prendre ce que vous faites avec le plus de sérieux possible. Lorsque ce message colérique vous parviendra, c'est ce sérieux qui vous aidera à garder la mesure, à conserver cette posture professionnelle.

lundi 27 mars 2017

Dans un secret de création

L'inspiration vient d'endroits variés, de sources diverses...
Mais l'inspiration peut aussi venir d'un instant d'inspiration, c'est ce que je vous propose en regardant l'un de ces moments ou un artiste accepte de révéler et de revivre avec nous un moment la grâce d'un pur moment de créativité.
Ceux de ma génération savent à quel point la musique de la série de David Lynch "Twin Peaks" a influencé la musique de cette époque et bien au delà...
Angelo Badalamenti, son compositeur raconte dans ce film comment il a composé, en la compagnie même de David Lynch, le thème principal de cette musique et comment l'inspiration lui est venue d'image que lui donnait Lynch et comment ce dernier l'encourageait à creuser, à entrer dans son imaginaire.
Un moment de pur beauté...
Régalez-vous.




vendredi 24 mars 2017

Sprinters de la relation...

C'est Lacan qui l'écrit :
"Le langage structure tout de la relation inter-humaine".
Tout.
Dès lors, la qualité de toute relation inter-humaine est directement corrélée à la qualité de la maîtrise du langage.
Le langage est la première chose que nous apprenons (il est rare de rencontrer quelqu'un qui ne sache pas parler, alors qu'ils sont nombreux à ne pas savoir lire ou écrire...). Parce que nous savons tous parler, il est bien souvent considéré que cela suffit.
Mais le langage est comme toute compétence. Si vous développez une réelle expertise, une réelle maîtrise, en plus de ce que vous savez déjà, les résultats que vous obtiendrez seront au dessus de ce que vous obtenez aujourd'hui de façon naturelle.
Tout comme nous savons tous courir (plus ou moins !), cela ne fait pas de nous des sprinters...

Que gagneriez-vous à devenir des sprinters de la relation inter-humaine ?

jeudi 23 mars 2017

Autour du retard !

Arriver en retard...
Il y a deux façons de considérer le retard. La première est celle qui n'impacte personne et qui passe inaperçu, si ce n'est de la part des deux ou trois personnes qui vous voient arriver.
Vous arrivez en retard à une soirée, à un barbecue, à un rassemblement... Les choses ont commencé sans vous et ce n'est pas un problème.
Arriver en retard dans ces conditions ne peut vous être reproché. C'est en général vous qui y perdez, puisque vous avez raté le début. Les autres ne sont pas atteint, et c'est cela qui compte.
Toutes les autres formes de retard ne sont pas acceptables parce que l'autre ou les autres sont atteints et ne peuvent commencer, avancer, expérimenter sans que vous ne soyez là.
C'est être en retard à un repas qui ne compte que deux ou trois personnes, à une réunion dans laquelle vous allez jouer un rôle centrale, à... une formation...
Quelle que soit l'histoire qui pourra justifier ce qui ne peut l'être, le retard n'est pas le problème de la personne qui est en retard, il est le problème de tous ceux qui en subissent les conséquences. C'est bien sûr une question de respect.

mercredi 22 mars 2017

Une photo



Cette photo est une réelle invitation au voyage et au questionnement.
Je vous laisse contempler...

mardi 21 mars 2017

Chuck and Keith

Si vous suivez ce lien, vous pourrez suivre une vidéo de Chuck Berry qui donne une leçon de guitare à Keith Richards...

J'aime cette vidéo, parce que tout génial et excellent guitariste qu'est Richards, il ne parvient pas à faire ce que Berry lui demande et sa frustration est énorme.
Mais l'inventeur du Rock and Roll ne se laisse pas impressionner et lui demande à plusieurs reprises de recommencer, de faire et de refaire, jusqu'à ce que le résultat soit satisfaisant...
Rare moment où l'on voit l'un de ces "génies" au travail... frustré, agacé, comme nous le serions tous !
Thank you, Chuck!

lundi 20 mars 2017

Cachés...

Il m'arrive assez fréquemment de faire profiter les personnes avec qui je travaille, notamment en formation, de feedback. Pas du mien, mais celui des personnes qui sont dans la salle, de leurs pairs...
L'exercice est bénéfique, parce qu'il donne un retour authentique et sincère sur ce que pense et ressent un auditoire lorsqu'ils interviennent.
Le feedback est laissé à l'appréciation des participants. Personne n'est contraint d'intervenir.
Je constate régulièrement qu'il en est qui interviennent avec régularité et donnent leur opinion avec générosité. Il en est d'autre qui interviennent moins, attendent, hésitent... Puis d'autres enfin qui n'interviennent jamais et restent cachés tout le temps que dure l'exercice.
Bien sûr, ceux qui se taisent ne sont sans doute pas moins généreux que les autres, mais chez eux, la peur du ridicule, de dire quelque chose qui ne soit pas intelligent ou pertinent, les paralyse au point qu'il préfère s'abstenir de participer.
Intervenir, être présent, prendre le risque du ridicule, c'est tout ce qui est demandé !
Si c'est cette peur qui empêche d'entrer dans la danse, de dire ce qui doit être dit, alors quelque chose doit être fait ! Identifier cette peur pour ce qu'elle est et la confronter... Sinon, se cacher restera la seule option.

vendredi 17 mars 2017

Comme un lundi...

Il me semble, et ce n'est bien sûr que mon avis, que nous ne sommes pas fondamentalement fait pour travailler. Pour avoir une activité professionnelle qui occupe 90% de notre temps d'éveil. Pour céder à cette activité professionnelle qui occupe 90% de notre d'éveil 90% de ces rêves qui seuls pourraient nous donner le sentiment de mener une vie équilibrée et épanouie !
L'asservissement au travail est nouveau dans notre histoire. Tout a commencé au moment de la révolution agricole. Quand il a fallu tordre la nature à nos désirs. L'idée était bonne, mais le deal avec mère-nature n'était peut-être pas aussi intéressant que nous ne le pensions !
Notre société actuelle détruit le travail. Elle n'est plus capable et le sera de moins en moins, de fournir du travail à tout un chacun. Un travail qui soit utile et non pas un cache misère pour les statistiques du chômage. La robotique, l'intelligence artificielle, le progrès vont prendre la place des êtres humains et leur travail avec : chauffeurs de taxi, de bus et de tram, pilotes de lignes et pilotes militaires, agent d'accueil, traders, etc. Tous ces métiers vont disparaître comme un jour a disparu le rémouleur. Et il n'y aura rien pour les remplacer ! Ou presque. Certes de nouveaux métiers apparaissent, mais le paradigme change de façon si drastique qu'il ne faut pas se leurrer, beaucoup resteront sur le carreau, à moins que nous ne changions notre façon de voir les choses ! Et que nous revenions à ce qui était, avant la révolution agricole... mais en gardant les dentistes !
Avant cette révolution et l'aliénation qui a suivi, la planète fournissait aux quelques millions d'humains qui la peuplait tout ce dont ils avaient besoin : nourriture, vêtements, abris. Il suffisait de se servir. Le but du jeu consistait à se nourrir le matin et à vivre l'après-midi. Bien sûr, en cas de rage de dents, cela se gâtait.
Il se pourrait donc que le travail soit une mode, vieille de 14 000 ans et que cette mode vive ces dernières années... Le premier signe de ce grand changement : les discussions sérieuses autour du revenu universel et son application possible dans les quelques années à venir, seule façon, à mon avis de réaliser cette transition vers une société sans travailleur !

jeudi 16 mars 2017

Combien de planètes ?

Quel est votre impact sur la planète ? 
Honnêtement ?
Combien de kilomètres de voiture faites-vous chaque semaine ? Combien de steaks de bœuf aurez-vous mangé à la fin du mois ? Combien de déplacement en avion ? 
Dans quelle mesure votre train de vie pourrait-il être ramené à quelque chose de plus raisonnable ? Combien de planète faudrait-il pour nourrir toute une population de gens comme vous ? Un américain consomme ce que 62 indiens consomment en une année. Et vous ?… 
Bien sûr, vous n'est pas vous, c'est nous , face au plus grand défi auquel nous puissions faire face… Nous sommes devenus quelque chose que la planète qui nous supporte ne peut plus supporter ! 
Comme ailleurs, ce ne sont pas les sociétés qui changent, les civilisations qui se transforment, ce sont les individus qui les composent. 
Et là, vous avez votre mot à dire, vous pouvez agir. 

mercredi 15 mars 2017

Jacques

Je suis de ceux qui pensent qu'il en est parmi nous qui osent plus, s'acharnent plus, s'investissent plus, non parce qu'ils ont un talent particulier, une génétique différente, mais parce que leurs croyances ne les limitent pas à se contenter de ce qui est naturellement là.
Certains se disent : je vais réaliser ce rêve et je ne m'arrêterai pas avant que ce soit le cas. Ceux-là font un choix et s'engagent d'une façon peu commune. Ils persévèrent alors qu'au même moment, la plupart abandonnent... Ce n'est pas une garanti de succès, mais il en est qui réussissent et ceux-là ont des choses à nous dire. Ils savent de quoi ils parlent et ils nous racontent comment ils ont fait, quelles sont les croyances et les motivations qui les ont porté sur ce chemin.
La vidéo ci-dessous est une interview du grand Jacques.
Il nous dit tout ce qu'il y a à savoir à 2:56...



mardi 14 mars 2017

Au commencement était...

Vos succès de demain sont les rencontres d'aujourd'hui. Ces rencontres sont le fondement de ce qui va ou non se produire. On parle de réseau, mais c'est un mot de jargon, une manière de se faire peur ! Le réseau, ce sont tous ces gens que vous allez rencontrer et qui vont influencer votre trajectoire d'une manière qu'il vous est impossible de prédire ou d'anticiper. Votre boussole restera votre désir, ce que vous souhaitez accomplir et qui vous permettra de choisir parmi les milles chemins qui s'offriront à vous. Pour que ces chemins se dévoilent, il y faut ces rencontres.
Qui allez-vous rencontrez aujourd'hui ? Qui va remettre en question ce que nous pensiez certain ? Qui va vous offrir une nouvelle collaboration ? Qui ?

lundi 13 mars 2017

Training !

Intéressé par un peu de training ?...
Combien de temps passé depuis vos derniers exercices ? Depuis que vous avez choisi de mettre à la question ce que vous savez, ce que vous pensez savoir ? Ou encore, tenté de nouvelles façons de faire ?
J'ouvre aujourd'hui une nouvelle session de training "Captiver & Convaincre : Présenter avec confiance" sur Paris, les 2 et 3 mai prochain.
S'il y en a parmi vous qui souhaitent relever le défi de leur développement personnel et commencer quelque chose de nouveau et révéler l'influenceur qui est en eux, c'est le moment de prendre contact !

vendredi 10 mars 2017

Fait par un humain !

Il n'y a plus grand chose que vous puissiez acheter dont vous puissiez dire qui en est le créateur. 
Il fut un temps où tout était signé. Cette besace portait les initiales de son artisan, les pierres des cathédrales portaient toutes un sceau et les objets qui meublaient notre quotidien étaient comme autant de rappels du savoir-faire d'individus auxquels il était possible de faire référence, de contacter, d'apprécier...
Aujourd'hui, personne ne sait qui a fait le t-shirt que vous portez, le plat cuisiné que vous mangez, les chaussures que vous avez aux pieds. Les besoins immenses de la masse ont emporté la personnalisation. Pourtant, si vos clients trouvent le moyen de dire : c'est Jean qui a fait ça pour nous. Cette pièce est décorée par Louise. Trouver le moyen de personnaliser votre travail et de faire en sorte qu'il puisse être reconnu et qu'il donne envie d'en parler, d'être recommandé. 
Personnaliser c'est humaniser. 

jeudi 9 mars 2017

Rester au sommet...

L'excellence peut être trompeuse. Il peut sembler que l'objectif soit de produire une performance époustouflante, de celle dont vos publics, quels qu'ils soient se souviendront longtemps. Et c'est sûrement le cas. Être excellent une fois, deux fois, ce n'est déjà pas si mal. Mais c'est un piège. L'excellence, la vraie, est celle qui exige de vous que vous mainteniez un niveau de performance à ce point élevé, qu'il deviendra le standard. Ce n'est plus une ou deux excellentes performances, mais l'excellence à chaque fois… et c'est ici que le chemin devient chaotique et difficile, parce que les envies de raccourcis, d'aller vers ce qui semble facile au détriment de ce qui est difficile, mais qui produit du résultat vont bientôt venir sonner à votre porte et vous faire leur danse du ventre. Céder à la facilité, même si cela donne l'impression que le job continue d'être fait avec talent, est souvent le premier pas vers une déchéance annoncée.
Maintenir le standard et les difficultés qui viennent avec sont la vraie marque de l'excellence.


mercredi 8 mars 2017

Team players...

Récemment, un ami me confiait : "Ça y est, nous avons enfin viré Germain, cela faisait 4 ans qu'il pourrissait l'ambiance - cette fois, nous en sommes débarrassés ! ". Et il ajoute : "Nous aurions dû t'écouter, cela nous aurait économisé trois ans de questions, de souffrances, de tentatives avortés pour garder cette personne dans l'équipe...".
La question ici n'est pas de savoir si m'écouter aurait changé les choses, mais plutôt de se poser la question de savoir si ceux qui vous entourent, ceux avec qui vous avez fait le choix de jouer la partie qui est en court, ceux-là sont-ils vraiment ceux avec qui vous aimeriez jouer, avec qui vous avez envie d'aller jusqu'au bout, pour qui vous donneriez tout ce que vous avez parce que vous avez la certitude qu'ils feraient de même !? Tous ceux qui vous entourent, si vous deviez les choisir de nouveau, le feriez-vous ? Si vous hésitez, si vous questionnez la présence de certains, alors vous avez le choix : où vous portez le poids correspondant : moins d'enthousiasme, moins d'entrain, moins d'envie et le coût que cela représente ou vous prenez le taureau par les cornes et ne cédez pas avant d'avoir retrouvé le goût de jouer, le goût d'avancer. La valeur de la personne n'est pas en question, ce qui est en question, c'est la pertinence de sa présence dans le jeu que vous avez choisi pour votre équipe et pour vous même.

mardi 7 mars 2017

L'envie de se connaître...

On le dit : "connais-toi toi-même..." et pourtant, qui peut vraiment prétendre se connaître ? Combien sont-ils à avoir un tel niveau d'intimité avec eux-mêmes ? Peu, sans aucun doute...
La première étape de cette connaissance de soi me semble commencer par reconnaître et identifier tout ce qui marche, tout ce qui vous vous amuse, vous tente, vous motive et vous stimule, tout ce que vous avez qui fonctionne et que vous aimeriez rendre irrésistible.
Se connaître soi-même, ce n'est pas accéder à des recoins secrets où se tapissent les monstres et les non-dits familiaux et toutes ces tares qui vous retiennent en arrière... Se connaître soi-même, c'est commencer, et c'est peut-être plus difficile encore, par se voir dans la lumière, dans le vertige de tous ces talents naturels que la plupart ignorent ou considèrent comme acquis.
Le premier pas vers ce nirvana qu'est la connaissance de soi commence par entendre toutes les bonnes nouvelles vous concernant : vous n'êtes pas si enrobé(e), vous ne parlez pas si vite, vous adorez cuisiner ! Et rien que cela fait de vous quelqu'un d'intéressant, suffisamment intéressant que vous ayez envie de la ou de le connaître !!

lundi 6 mars 2017

En mode panique !

Je rencontre beaucoup de gens qui me disent préférer préparer au dernier moment, voire ne pas préparer du tout pour garder de la fraîcheur, pour rester alerte, pour expérimenter ce pincement au coeur que seul l'inconnu et le danger peuvent donner...
Attendre ainsi est en général la preuve que la procrastination a eu raison de leur envie de réussir !
Il est en effet possible que d'attendre le dernier moment donne le sentiment de produire du bon travail, sous pression. De penser que cette pression permet de donner le meilleur de soi.
En fait, bien souvent, il ne s'agit que de céder à la panique d'être dans les derniers mètres avant une importante présentation ou un rendez-vous crucial. Lorsque le jour J approche, le singe qui est en nous a tendance à s'effacer devant la terrible réalité : il va falloir rendre ce rapport ou apparaître en présentation ! Lorsque cette réalité apparaît et que le délais est déraisonnablement court, la plupart se mettent au travail de façon acharnée ! Ils deviennent capables de faire une ou deux nuits blanches pour éviter une totale humiliation. Mais ce n'est pas du travail, ce n'est pas de la fraîcheur, ce n'est pas de la spontanéité... C'est juste céder au singe intérieur dans un premier temps, puis à la panique dans un deuxième temps ! Où est le plaisir dans tout cela ? 
Anticiper et préparer créé du plaisir : celui de réussir ce que vous avez voulu réussir !

vendredi 3 mars 2017

Commencer vous donne le talent !

Pour ce qui est des présentations, la plupart des gens que je rencontre ne manquent pas de talent, ni de potentiel. Ce qui leur manque, c'est la volonté de commencer à travailler sur eux-mêmes.
Pour cela, la première façon de devenir meilleur dans l'art de présenter efficacement, c'est de travailler sur ce qui vous retient de commencer. Parce que commencer, juste commencer, suffit à s'améliorer. 

jeudi 2 mars 2017

Un tas de mails...

Le problème avec ces 200 emails que vous devez gérer et trier tous les jours, c'est qu'il vous contraignent à ne vous préoccuper que de l'urgent et à mettre ce qui est important au second plan. Il est bien évident qu'avec une telle charge quotidienne, un seul jour d'inattention et c'est la catastrophe, les 200 se transforment en 400 et la mission devient impossible.
Seulement voilà, ce prochain client, cette relation avec ce prospect ne peut se faire que dans la durée et si vous y consacrez suffisamment de votre temps et de votre énergie. L'urgent n'est jamais si urgent qu'il doive se faire au prix de ce qui est vraiment important.
Une fois cela dit, il est possible que de répondre à vos mails, naviguer dans les eaux du très court terme vous donne le sentiment de faire le job, de dominer les choses... tandis que de l'autre côté, vous attend l'important, qui est beaucoup plus incertain et risqué...
Ce sera toujours à vous de voir ! 

mercredi 1 mars 2017

Et si c'est technique ?

Je l'entends souvent : Comment fait-on pour communiquer quand on est ingénieur, que les sujets que nous abordons sont ultra techniques, que nous avons des pages et des pages de data à communiquer...
La communication humaine n'est pas à géométrie variable et il n'existe pas de façon particulière de communiquer pour les ingénieurs et les techniciens...
La communication humaine ne change pas suivant le degré de technicité de vos métiers et si vous pratiquez un métier technique il va falloir vous adapter à ce qu'exige la communication humaine et non l'inverse !
Communiquer sur un sujet technique ne change rien aux fondamentaux de la communication.
Le premier de ces fondamentaux est que l'Homme ne sait pas retenir, "processer" et mémoriser les listes de data, les empilements de bullet-points, les tableaux techniques, les courbes dans tous les sens et les photos floues de tuyaux éclatés ou de forages avortés.
Donc, si vous avez de tout cela à transmettre à vos auditoires, mettez tout ça dans un document que vous leur remettrez plus tard, mais ne le présentez pas, ne le mettez pas sur une slide et comprenez que de le lire ne fera que les ennuyer...


mardi 28 février 2017

Le journal du Soft...

Vous voulez mon avis : arrêtons d'appeler la communication, la prise de parole en public, la négociation, le leadership et tout ce qui touche au développement de l'individu : des SOFTskills.
Ces aptitudes ne sont pas plus Soft que les sciences de l'ingénieur ne sont Hard...
Ce sont là des compétences qui vous seront au moins aussi utiles que de savoir résoudre une intégrale, voire même plus.
Donc plus de soft ou de hard, mais un individu complet, formé pour interagir, manager, comprendre une situation de communication autant qu'un problème technique...


lundi 27 février 2017

Procrastination...

Si vous vous êtes fixé un objectif, quelle qu'en soit la nature, il est possible que commencer d'avancer vers celui-ci s'avère plus difficile que vous ne le pensiez… Il est possible que vous découvriez qu'il existe des dizaines, des centaines de choses plus intéressantes à faire que de réussir et accomplir ce que vous aviez en tête. C'est le démon de la procrastination. Autrement dit, l'art de remettre au lendemain ce qui pourrait être fait dans l'instant.
La procrastination, comme le stress, ne parle pas de vous et de qui vous êtes, mais de notre évolution et de la manière dont l'être humain s'est construit au fil des siècles et des millénaires.
La procrastination vient de cette nécessité de satisfaction immédiate que l'animal qui est en nous cherche dans tout ce qu'il fait. Il y a bien un singe qui sommeille en nous et ce singe ne sait pas planifier sur le long terme et ne comprend pas l'intérêt de travailler à quelque chose qui ne produira le contentement si recherché que dans plusieurs semaines, voire plusieurs mois… Pour cela, le singe vous place sur des voies différentes où ce contentement immédiat semble exister : surfer le Net et vous donner l'illusion d'apprendre des choses fascinantes, les jeux idiots (candy bidule et crash machin…) ou encore les réseaux sociaux, rechercher quantité de "Like" et de commentaires sous votre dernière photo de vacances… bref, tout ce qui vous éloigne du vrai travail et qui consiste en fait à s'amuser à un moment ou cela ne devrait pas être au programme. Résultat : un affreux sentiment de culpabilité et de temps perdu. Pourtant, en dépit de ce mal-être, il reste difficile voire impossible de résister à cet appel, parce que cet appel existe en nous depuis des millions d'années.
Que faire ?
Commencer et ne pas lâcher ! Le singe cherche le contentement. Il est possible de le lui donner plus vite que vous ne le pensez et certainement plus rapidement que lui ne le pense. Commencer à travailler et très vite, le sentiment d'avancer, d'aller vers l'utile et l'intelligent vous gagnera et à la place de la culpabilité s'installera le sentiment du devoir accompli…

Commencez ! Maintenant ! 

vendredi 24 février 2017

Plus, toujours plus...

Nous sommes programmés pour accumuler. Parceque cette accumulation représentait une certaine sécurité... plus de grains pour passer l'hiver est devenu plus de confort, de richesse, de consommation. Mais la sécurité n'est plus dans l'accumulation. La sécurité est dans les justes proportions, dans l'équilibre entre ce dont nous avons besoin et ce qui est mis à notre disposition... 

jeudi 23 février 2017

Sans le moindre effort !

Vous voulez donner une meilleure présentation aujourd'hui que celle que vous avez donnée hier ? Sans travailler, sans fournir le moindre effort ? C'est possible ! 
A qui allez-vous parler aujourd'hui ? Vraiment, qui sont-ils, d'où viennent-ils, quelles sont leurs préoccupations ? 
Et préparez une présentation qui soit vraiment pour eux, et pas ce jeux de slides qui traînent sur le bureau de votre ordinateur depuis des mois. 
Faites cela et vous serez meilleur !!
Bien meilleur !

mercredi 22 février 2017

Combien de temps ?

S'il y a une chose que vous devez savoir avant d'y aller, avant de monter sur la scène ou avant de prendre le micro ou même avant de vous lancer dans la présentation des chiffres de l'année devant votre équipe, c'est : combien de temps cela va durer... parceque si vous n'en avez aucune idée, ce n'est pas une fois devant eux que la conscience de l'exact durée de votre intervention va vous apparaître... et devinez quoi : vous allez être trop long. Comme ils le sont tous ! Jamais vous n'avez assisté à une présentation trop courte ! Jamais vous n'avez supplié l'orateur pour quelques minutes supplémentaires !
Minutez-vous avant, dans le calme de votre bureau ou de votre salon. Maîtrisez le timing. C'est le premier signe de respect à montrer à votre auditoire. 

mardi 21 février 2017

Seuls les fous...

Beaucoup cherchent l'assurance et ce sentiment de domination. Beaucoup le cherchent, voire attendent que ce sentiment les emplissent avec de commencer quoi que ce soit… Le problème est que ce sentiment de plénitude et d'accomplissement ne se présentera jamais à vous à moins que nous ne commenciez, voire ne se présentera jamais à vous du tout !
Seul le fou est certain de réussir, sûr de son fait, convaincu que tout ira comme écrit sur le papier, comme le plan le décrit. Celui qui se lance et fait le choix d'avancer n'a aucune certitude, aucune assurance, comment paraîtrait-il confiant ?
Seuls les menteurs et les usurpateurs ont cet air supérieur que tant recherche !

Les vrais, les conquérants, ceux qui se lancent, ont l'estomac dans les talons, la boule au ventre et la gorge serrée. C'est une preuve de leur humanité. C'est bien parce qu'il y a la peur qu'il y a le courage !

lundi 20 février 2017

Fucking peasants...

John Lennon a  écrit : "Vous vous pensez malins, libérés de la lutte des classes, libres… mais vous n'êtes tous que des putains de paysans, pour ce que je peux en voir !"
Sévère, mais n'est-ce pas vrai ?…
Combien, parmi nous , agissent vraiment dans le sens que leur dicte leur révolution intérieure, leur rêve, cet appel à une existence qui soit vraiment la leur et non celle que d'autres auraient voulu pour eux.

Bien sûr, il est possible de se leurrer et continuer de penser que les circonstances sont autant d'excuses parfaitement valables pour expliquer l'immobilisme et la tristesse ; il est aussi possible de reconnaître que nous sommes en prise avec notre devenir, d'où que nous venions et qui que nous soyons et quelles que soient ces circonstances…

vendredi 17 février 2017

Et si vous l'écriviez ?...

Si vous choisissez de ne pas le dire, alors il ne vous reste plus qu'à l'écrire et faire en sorte que cet écrit puisse-t-être intelligible pour tous et vous permette d'être compris.
Ecrire reste un moyen de communication puissant et une excellente manière de vous faire entendre. Pourtant, écrire devient de plus en plus cette forme d'expression du siècle dernier. Les raisons d'écrire sont de plus en plus rares et lorsqu'elles apparaissent, les PowerPoint et autres logiciels de "communication" sensés nous aider à rendre l'exercice efficace ne font que créer plus de confusion.

jeudi 16 février 2017

Les droits de l'Homme...

Cela semblait acquis... et puis Trump, et puis le Brexit et puis... et ce qui semblait faire partie de nos vies pour longtemps, voire pour toujours, ce bon sens vers plus de collaboration, plus d'équité, plus d'entente entre les peuples devient à nouveau un projet, une idée ou un concept pour lesquels il est nécessaire de se battre. 
Les droits de l'Homme sont une invention, une grande invention, sous la bannière de laquelle des choses extraordinaires ont vues le jour. Parce que nous avons inventé les droits de l'Homme, notre société est ce qu'elle est aujourd'hui et tous les téléphones, tous les avions, toutes les app' et tous ces progrès formidables n'auraient sans doute pas vu le jour sans cette histoire commune à laquelle nous avons un jour fait le choix de croire et de protéger et de chérir : une société fondée sur la dignité et le respect de chacun, pour chacun.  Mais ce choix peut être remis en question et les droits de l'Homme tels que nous les connaissons aujourd'hui pourraient très bien être menacés par les politiques grossières de certains. C'est à cela qu'il faudra penser dans les mois et les années qui viennent au moment de voter. Quelle société voulons-nous ? Rien n'est acquis et ce que d'autres ont mis des siècles à construire pourrait être détruit en quelques mois si nous n'y prenons pas garde. Hélas. 

mercredi 15 février 2017

Votre meilleur profil...

Si vous êtes indépendant, LinkedIn ne vous rapportera pas de clients. Pas en tant que tel. LinkedIn est certes un outil de visibilité et il est possible que cela marche, une fois ou deux… Une des raisons pour lesquels j'apprécie LinkedIn, c'est que cela permet de demander de façon simple et efficace des recommandations. La seule manière d'obtenir une recommandation, c'est si votre travail sort suffisamment du lot, si votre performance était différente de ce qui se pratique ailleurs pour que certaines personnes décident de se mouiller et d'en parler, à la première personne du singulier…

Sur Linkedin, le plus difficile à obtenir, le plus inconfortable à obtenir, ce sont ces recommandations… et si je devais vous faire travailler, c'est la seule chose que je regarderais sur votre profil !...

mardi 14 février 2017

Conversation

L'argent est une conversation entretenue dans les méandres de nos esprits. Rien n'a de valeur dans l'absolu. Ce qui donne de la valeur à une chose ou à un service, c'est la conversation que nous entretenons à l'égard de cette chose ou de ce service. 
Cette conversation est mouvante, fluctuante de telle sorte qu'il est impossible d'en connaître la teneur. Une chose est sûre : votre client n'a pas la même conversation que vous à propos de l'argent. Inutile de plaquer sur lui ce qu'il vous semble juste ou dérisoire de payer pour ce que vous faite. 
Inutile même de tenter, par une écoute attentive, de connaître les tenants et les aboutissants de cette conversation... mieux vaut partir du principe que ce n'est pas une question d'argent, mais de proximité, de connexion, de loyauté, de rapidité, d'attention, de mouvement...

lundi 13 février 2017

Ce qui compte...

Qu'est-ce qui est vraiment important pour vous ? Pour quoi exactement donneriez-vous tout, ou une bonne partie de tout ce que vous possédez ?
S'il vous semble avoir une réponse à cette question, votre réponse figure-t-elle dans votre agenda de demain ?
Si non, comment se fait-il que ce qui devrait être le plus important pour vous ne soit pas votre priorité du jour ? 

vendredi 10 février 2017

Votre organisation est-elle atteinte d'Alzheimer ?

Si les équipes de votre organisation fonctionnent avec PowerPoint. Si elles ont fait de l'utilisation de ce logiciel un pilier de leur communcation, autrement dit, si PowerPoint est utilisé en lieu et place de Word pour créer des documents et des mémos et des notes d'information... : vous avez un problème !
Dans quelques années, lorsque vous reprendrez ces slides, elles ne vous donneront aucune indication sur la situation dans laquelle vous étiez. Des bullet points ne sont pas des phrases, ne donnent aucune indication du chemin de pensée de leur auteur, n'ont ni début, ni milieu, ni fin...
PowerPoint ronge la mémoire de votre entreprise, comme la rouille viendrait à bout du plus résistant des métal.
L'antidote : revenir à l'écriture, aux mémos, aux raisonnements et laisser PowerPoint à ce qu'il sait faire : aider votre auditoire à mieux vous comprendre lorsque vous parlez.

jeudi 9 février 2017

Une journée sans...

Il y a la journée sans cigarette. Récemment, une journée sans smartphone (que je n'ai pas vue suivie par un grand nombre de personnes...).
Et pourquoi pas une journée sans PowerPoint ?
Chaque entreprise devrait organiser, au moins une fois par an une journée sans PowerPoint.
Je vous vois d'ici : vous vous imaginez seul, devant eux, le coeur battant et pour vous aider : rien ! Pas de diaporama vers lequel distraire leur attention, pas de rappel de ce que vous aviez l'intention de dire (lire), nul part où vous cacher. Cela ne risque pas d'arriver !
Une journée sans PowerPoint serait sans doute plus difficile à organiser qu'une journée sans tabac !
Pourtant, PowerPoint continue d'amoindrir la communication de votre organisation. PowerPoint affaibli votre communication. PowerPoint réduit à néant les efforts qui sont les votres de créer une action, un changement, un mouvement. PowerPoint vous empêche de les impliquer, les embarquer, les captiver et surtout : les convaincre.
Alors, pour fantaisiste que cela puisse paraître ou hors du champs du tout ce qu'il vous serait possible de réaliser : que diriez-vous, aujourd'hui, de vous passer de vos slides ? Que diriez-vous de leur parler plutôt que de traverser dans l'indifférence la plus totale, une liste de bullet points ? Que diriez-vous d'impliquer les gens qui sont en face de vous et de les inciter à agir plutôt que de parler de ce dont vous aviez l'intention de parler ?
Risqué ?
Peut-être... Un peu.
Plus efficace ?
Évidemment !

mercredi 8 février 2017

Vous pouvez devenir le meilleur...

 ...à quelque chose qui n'appartient qu'à vous...
Nous avons tous un quelque chose qui nous stimule, nous donne envie, nous place sur le chemin de la persévérance et du travail. Si nous travaillons suffisamment fort à ce quelque chose, il ne sera pas long avant que nous ne devenions meilleurs que la plupart. Si nous pratiquions tous de la sorte, nous serions tous experts à "notre" quelque chose.
Conséquence logique, nous deviendrions tous meilleurs que le reste du monde à quelque chose. Autre conséquence logique : le reste du monde deviendrait aussi meilleur que nous à quelque chose.
Une fois cela acquis, si toutes ces compétences se connectent, existent ensemble, le résultat deviendrait extraordinaire. Nous sommes dans un monde de connexion et ce que ce monde attend, c'est que nous identifions ce quelque chose et que nous allions chercher l'aide et le soutient des autres fort de ce que nous apportons.

mardi 7 février 2017

Quand Usain Bolt perdait...



Regardez bien cette vidéo.
Surpris ?
Oui, Usain Bolt ne finit que 4ème… c'est pourtant la même foulée, le même homme, quelques années avant son record du monde, avant ses exploits, avant l'Usain Bolt que le monde entier connaît maintenant.
Avant cet homme là, avant celui qui semble né pour gagner, celui pour qui la victoire semble si facile si évidente, si naturelle, il y avait celui que vous venez de voir, celui qui perdait, celui qui se demandait encore comment devenir le meilleur. Celui qui n'avait que le potentiel de devenir champion.
Facile d'oublier tous les moments de doute et d'effort une fois sur la première marche du podium…  Pourtant, ce sont ces moments qui font les champions, qui façonnent ceux qui réussissent.

Le potentiel est là, encore faut-il le modeler, le former…

Sur cette vidéo, Usain Bolt n'a que 17 ans... 

lundi 6 février 2017

Kou, Sing, Ming

Il est dit que Confucius demanda un jour à un nageur particulièrement doué comment il pouvait nager dans des eaux aussi tumultueuses, là où pour n'importe qui d'autre, cela représenterait une mort immédiate. Confucius demande s'il a une méthode. L'homme répond qu'il n'en a pas. Qu'il est parti du donné, qu'il a développé un naturel et enfin atteint la nécessité. Il ajoute : "Je suis né dans ces collines et je m'y suis senti chez moi : voilà le donné. J'ai grandi dans l'eau et je m'y suis peu à peu senti à l'aise : voilà le naturel. J'ignore pourquoi j'agis comme je le fais : voilà la nécessité".
Ces trois étapes tiennent en trois mots : Kou, Sing, Ming *.
Tout apprentissage, toute maîtrise, toute expertise nécessite ces trois espaces, ces trois temps.
Le temps de ce qui est là, qui appartient au passé, ce qui est révolu (cause ?) : Kou.
Le temps de la nature : la pleine réalisation des potentiels, des virtualités propres à un être, réalisation que cet être atteindra ou pas : Sing.
Le temps de la nécessité, de ce qui devient le mandat, l'ordre. Ce qui fait que l'être devient son art et s'oublie dans ce qu'il fait : Ming (maître)
Pas d'excellence sans ces trois temps, sans ces étapes…
Croire qu'il soit possible d'atteindre la nécessité, le Ming sans passer par le Kou et le Sing est illusoire, tout comme il serait illusoire de croire possible de parvenir à la maîtrise (Ming), sans le Kou et le Sing...



* : Emprunts à l'essai de Jean-François Billeter : "Leçons sur Tchouang Tseu"

vendredi 3 février 2017

Vous devez arrêter de dire "Au final"...

Ce sera hier le deuxième article d'un quotidien français de très large diffusion dans lequel je surprends leurs auteurs à utiliser l'expression "au final". Pour une raison étrange, cette expression fautive se répand sans que cela soit compréhensible et on la trouve même maintenant sous la plume de professionnels de la rédaction, donc de la langue française.
L'expression "Au final" n'est pas française. Si vous l'utilisez, vous devez arrêter, ce qu'elle raconte de vous n'est pas ce que vous souhaitez.
D'abord,  parcequ'il est toujours suspect de faire ou de suivre ce que tout le monde fait !
Ensuite, parce que vous parlez un français irréprochable et que cela commence par le respect de sa grammaire et la joie d'enrichir chaque jour votre vocabulaire.
Si nous interprétons le monde à partir des histoires que nous nous en racontons, seule la richesse de notre palette (les mots sont les couleurs de la langue) nous permet d'en saisir et d'en exprimer toutes les nuances.


jeudi 2 février 2017

Quand "rien" est le message...

Sur l'autoroute, de vastes panneaux signalent les dangers à venir sur votre route. C'est utile. Lorsque vous voyez l'un de ces panneaux bardés de ses grandes lettres oranges, vous êtes averti : un danger est proche...
Il y a quelques jours, nous roulions paisiblement, lorsque sur l'un de ces panneaux, censé signaler le danger, s'affiche un message à caractère subliminal : "CHARGEMENT BIEN ARRIME, RISQUES EVITES"
Au-delà du fait que nous ne sommes sur cette route qu'à peine 1% à avoir un chargement qui mériterait d'être mieux arrimé (...), autrement dit, ce message fut sans doute conçu par le ministère des Travaux publics, des Transports et du Ravitaillement sous la responsabilité d'Edouard Herriot, rend aussi totalement inefficace ce pourquoi ces panneaux ont été conçus...  
Le fait que vous puissiez faire quelque chose ne veut pas nécessairement dire qu'il est pertinent de le faire. Même si d'un point de vue irrationnel, il paraît étrange d'avoir équipé les autoroutes de France pour qu'ils restent éteint, il y a une raison à cela et y contrevenir rend tout le reste absurde...  





mercredi 1 février 2017

Pour continuer à jouer...

Lorsque vous jouez aux échecs ou au Monopoly, il ne serait pas raisonnable de dire à votre adversaire, au moment ou cela vous arrange, que d'après vous, le déplacement de la tour peut se faire en diagonal ou que pour prendre un hôtel il suffit de se servir et de présenter cela comme étant votre point de vue, point de vue auquel vous avez droit parce que dans votre réalité, il est possible d'agir de la sorte. La règle empêche cela, permet de jouer ensemble et évite qu'une "réalité alternative" ne vienne fausser le jeu. La tour se déplace de gauche à droite ou de droite à gauche, verticalement ou horizontalement. C'est la règle et il n'est pas possible de s'en éloigner si l'on veut jouer aux échecs. Lorsque les règles sont tronquées, les arbitres ridiculisés, le jeu lui-même devient mouvant, indéfini et angoissant... Le cadre n'étant plus défini, le jeu cesse de lui même d'exister et tout devient possible, jusqu'à ce qu'une autre règle ne vienne en prendre la place. Une règle que nous n'aurons pas forcément écrite. En l'absence de règle, celle du plus fort prend le dessus, et ce n'est jamais pour le bénéfice du plus grand nombre. 

mardi 31 janvier 2017

Je suis...

Le monde commence a envisager toute l'ampleur de ce que la présence de D. Trump à la maison blanche peut avoir de délétère, de comique et de pathétique...
Mais, comme la plupart, tout au constat désarmant des derniers événements, je me faisais cette réflexion : pour qu'un homme tel que celui-là soit nanti des immenses responsabilités qui sont les siennes alors que l'étendue de ses compétences frôle le zéro absolu, il a fallu que des individus votent pour lui. Donald n'est pas l'imbécile de l'affaire. Il n'en est que la partie émergée. La responsabilité de ce qui est en train de se produire aux Etats Unis incombe aux millions d'individus qui ont voté pour cet individu. De la même manière, pour que la guerre puisse avoir lieu, il faut bien que certains acceptent de prendre les armes et se battent, assassinent et torturent. Pour que le monde devienne ce qu'il devient, il faut bien notre consentement, nos votes, nos renoncements...
Cela dit pour que nous ne nous leurrions pas - s'il y a un an, nous étions Charlie, j'ai bien peur, même si cela fait mal à entendre, même si ça pique, que nous ne soyons aussi Donald.

lundi 30 janvier 2017

Forest Trump

(traduction française juste en dessous !)

I had a dream...
On January the 29th 2017, an amazing discovery took place in a remote laboratory in Syria. By accident, a Syrian technician discovered the secret to immortality.
The guy made sure his discovery could be shared amongst all arabic nations, but also with Europe and Asia and Russia and all over the world basicaly. Not with America. Not with the Donald and his people. Of course, this was unjust. Most american were not like the Donald, but this is how the world goes. A good american was an american that could die. Still, some americans, selected with extreme caution and through a relentless screaning were offered the precious elixir and could migrate to a place where death was no longer a problem and where the ultimate richness : time, had become the property of all.
In my dream, 60 years later, the Donald was dead, most of the people who'd voted for him were dead too...  and all the Syrian and the Yemeni and the Iraki and the Irani and the Soudani and the Lybiani and the Somalian who'd witness what happened on the January the 27th were still there, enjoying their never ending life and their family in a long renovated Syria, in a peaceful Libya, in a gardenlike Somalia, in a welcoming Irak or in a friendly Iran...
America was the only place in the world where people were still dying, while in the rest of the world, because they had so much time ahead of them, people could plan in advance, understand the long run, share more, be more sympathetic to one another... and it was just like heaven.

Like the Forest* used to say: "Life is like a box of chocolate, you never know what you gonna get."







J'ai fait un rêve...
Le 29 janvier 2017, dans un laboratoire isolé de la banlieu de Damas, une incroyable découverte vient d'avoir lieu : un technicien vient de découvrir par accident le secret de l'immortalité.
Cette homme, dans toute sa sagesse, s'arrange pour que sa découverte puisse être partagée entre tous les peuples : les nations arabes, mais aussi l'Europe, l'Asie et la Russie... Mais pas l'Amérique... Pas pour Donald et son peuple. Bien sûr, c'est une injustice. Tous les américains, loin de là, ne sont pas comme Donald... Mais c'est ainsi que va le monde. A ce moment là de l'histoire, un bon américain était un américain qui peut mourir. Quelques américains, sélectionnés par des services spéciaux et après un processus extrêmement poussé se voient offrir le précieux elixir et autorisé à émigrer dans un pays, à condition qu'il fut Arabe, où la mort ne pose plus de problème et où la richesse ultime : le temps est devenu la propriété de tous !
Dans ce rêve, 60 ans plus tard, Donald a disparu de sa belle mort et avec lui la plupart des gens qui avaient voté pour lui... et tous les Syriens, les Libyens, les Iraniens, les Irakiens, les Somaliens, les Soudanais et les Yéménites qui avaient été témoins des événements du 27 janvier continuent de vivre leur vie sans fin entourés de leurs familles dans une Syrie rénovées et splendide, une Libye en paix, une Somalie fleurie, une Irak accueillante ou une Iran fraternelle ou un Soudan réconcilié ou un Yemen détendu...
60 ans plus tard, les USA demeurait le seul endroit sur terre où les hommes et les femmes continuaient de mourir tandis que dans le reste du monde, parce que les Hommes avaient enfin toute l'éternité devant eux, ils ont pu apprendre à anticiper, comprendre le long terme, prendre de meilleures décisions et être plus accueillant et fraternel avec leur prochain... et créer ce qui ressemble à un paradis sur terre.

Comme le disait si bien Forest* : "La vie, c'est comme une  boîte de chocolat, on ne sait jamais sur lequel on va tomber."


* : Forest Gump est un personnage du film qui porte son nom - "Forest Gump".

vendredi 27 janvier 2017

Les doigts dans le nez !

Ce qui caractérise, d'abord et avant tout les professionnels, les vrais, c'est leur capacité à se faciliter la tâche.
Pour cela, les pros, les vrais, n'attendent jamais - jamais - le dernier moment pour préparer leur mission. Les pros ne se lancent jamais dans de l'inédit au moment où les enjeux sont élevés. Les pros ont un plan B, pour le cas ou leur Plan ne fonctionnerait pas. Les vrais pros ont un plan C, pour le cas où le plan B ne marcherait pas lui non plus. Les pros arrivent en avance. Très en avance. Les pros, les vrais, n'aiment pas courir dans les couloirs ou sur les quais de gare ou d'aéroport. Les pros, les vrais, sont assis à leur place depuis un quart d'heure pendant que la plupart se rongent les ongles dans la file d'attente de la douane ou de la sécurité. Les pros savent qu'ils seront bons, même si aujourd'hui est un mauvais jour, s'ils ont un rhume ou si rien ne se passe comme prévu (d'où le plan C).
Les pros n'attendent pas le grand jour pour être prêt. Ils sont prêts, et le grand jour arrive.
Les pros, les vrais, se facilitent la tâche.
Pas étonnant que cela ait l'air facile, parce que ces doigts dans leur nez l'ont été dans le cambouis bien avant que ceux des autres ne comprennent seulement ce qu'est le cambouis !

jeudi 26 janvier 2017

Au fondement du fondamental...



Introduction de la plaquette d'un consultant en leadership...
"Les talents du dirigeants"...
Il y est écrit, comme vous venez probablement de le lire que "fondamentalement, on naît et on est dirigeant."
Je ne sais pas ce qui m'interpelle le plus, si c'est ce "fondamentalement" ou si c'est cette affirmation péremptoire qu'il existe des dirigeants de naissance...
Fondamentalement, le leadership n'est pas identifiable chez un enfant de 2 ans ou chez un nouveau né. Il était impossible aux parents d'Angela Merkel, de Charles de Gaulle, de Joyce Banda ou de Barack Obama de savoir que leur rejeton allait un jour diriger l'avenir politique de leur pays. Impossible. Pour une raison fort simple : au fond du fond, il n'y a pas de gènes du leadership... Il y a un potentiel, il y a un appétit, il y a un environnement, il y a une éducation qui ouvre vers le leadership et permets à certains individus de se révéler et de devenir qui ils sont... fondamentalement.
Mais s'ils peuvent y parvenir, vous le pouvez aussi... Parce que si l'on naît dirigeant, vous l'êtes !

La suite de ce court paragraphe invite le dirigeant, venu en ce monde porteur de cette magnificence déposée dans son berceau par les dieux du leadership, à accueillir les : "talents uniques, spécifiques, dont il est dépositaire... "

Si vous êtes dirigeant, bravo, mais vous n'êtes dépositaire de rien... Tout ce que vous avez construit, façonné, fabriqué, vous vous le devez, à vous... et à personne d'autre !



mercredi 25 janvier 2017

Beaucoup trop cher...

Je parlais avec un "old timer", un vieux de la vieille, un consultant qui a tout vu, tout entendu. Notre conversation en vient à la question du prix, du tarif, de ce qu'il est raisonnable de faire payer pour une expertise, une expérience, une compétence…
Il me regarde et me dit : "Ce n'est jamais une question de prix…"

La plupart des gens n'attachent pas une si grande importance à votre prix de vente. Bien sûr, vous les avez entendu vous dire que c'était trop cher, que cela ne rentrait pas dans leur budget, que cette année les choses étaient plus dures que les années précédentes… mais tout cela n'est pas vrai ! Votre prix n'est pas un prix, c'est plus une histoire, une façon de signaler qui vous êtes, ce que vous faites et comment vous le faites. L'histoire que raconte votre prix doit être en harmonie avec l'histoire que vous vous racontez sur ce que vous faites et qui vous êtes pour le faire. Une fois les deux alignés, la question du prix ne se posera plus. Votre valeur sera définie, certaine. Il ne vous restera plus qu'à la faire connaître.

mardi 24 janvier 2017

Post-Brexit...

C'est le mot du moment : post-truth… Quelque chose qui serait au delà de la réalité… comme un autre monde où cette réalité se plierait à ce qu'exigent nos émotions et nos états d'âme.
Bien sûr, il n'y a rien au delà de la réalité que la déception et le regret. Pour nos amis anglais, il n'y aura rien d'autre au bout de ce chemin et du Brexit que de l'amertume et de l'animosité. Il n'y aura pas de Brexit Hard pour les Européens continentaux et Soft pour les anglais. Il n'y aura pas de solution qui permette de conserver tous les avantages de la situation antérieure et de se débarrasser de tous ses désavantages. La réalité est bien là. Dure et précise. Les anglais, au nombre de 66 millions, par leur décision viennent de se couper de l'un des plus grands marchés au monde, de l'accès à 450 millions de clients potentiels et vont tenter de compenser cette perte par un accès à un autre grand marché, américain celui là, dont le leader actuel ne cesse de vociférer que son pays passera en premier et qu'il n'y aura plus de concession. La réalité est là. Le Brexit est une partie perdue d'avance et aucun discours post-truthesque  ne pourra l'infléchir.

A force de croire en ses propres mensonges, on finit par en faire une réalité. C'est là que cela devient dangereux.

lundi 23 janvier 2017

Primaires et panneaux !

Primaires ! Un panneau nous accueille :

Bureau A : Rue Popincourt / Mairie de Paris
Bureau B : 11 avenue Parmentier

Pas plus d'explication, pas plus d'indication.
Nous demandons conseils aux deux personnes qui surveillent depuis ce matin l'entrée. "Aucune idée !". Nous suivons donc le fléchage pour arriver devant une longue queue, indéfinie, qui semble mener vers deux bureaux, mais il est difficile de se faire une opinion.
Pour finir, nous comprenons et prenons la bonne file…

Faire un panneau, ce n'est pas donner au reste du monde votre connaissance du sujet. Faire un panneau sur lequel d'autres que vous auront à se fier, demande que vous preniez le minimum d'attention à ce que vous faites ! Une bonne façon de savoir si votre panneau est sur le bon chemin : lisez-le à haute voix.
Le nôtre, un peu plus haut, ne passe pas ce test, à moins de l'imaginer vociféré par un fonctionnaire  en colère. Pas de phrase, pas de verbe, pas d'adresse. De l'information pure, indigeste et confuse.

Une autre façon de rédiger ce panneau aurait pu être :

Bienvenue à tous pour ce vote important !
Nous vous remercions d'avoir pris le temps et l'énergie de venir jusqu'à nous pour produire cet acte citoyen.
Vous êtes ici chez vous !
Pour trouver votre bureau de vote :
Si vous votez habituellement sur la Rue Popincourt ou à la mairie de Paris, rendez-vous au Bureau A, au 11 avenue Parmentier, rendez-vous au bureau B.
Les deux bureaux sont au 2ème étage et leur accès est fléché !
Bon vote !

C'est plus long, mais tellement plus engageant.

Et n'avons-nous pas besoin d'être embarqué dans cette campagne ?

vendredi 20 janvier 2017

Chaque jour un vote...

Bientôt les primaires de la gauche…
L'occasion d'aller voter. De choisir un candidat.
Que cette opportunité ne nous fasse pas oublier que nous pouvons voter au quotidien : par nos clicks, par nos choix, en changeant de chaine sur nos télévisions, par nos lectures, par nos conversations et notre capacités à embarquer nos auditoires vers autre chose que les choix les plus simplistes.

Vous votez à chaque fois que vous ouvrez la bouche !

jeudi 19 janvier 2017

Commentaire sur un commentaire !

Alors que je réfléchissais au billet du jour, l'idée m'est venu de reprendre le commentaire fait hier par l'un des lecteurs de ce blog. 
Le commentaire portait sur le billet du 18 janvier qui traitait de présentations et de documents. Ce commentaire donnait en substance : "Le problème est qu'ils ne lisent pas le document... Alors il faut les prendre par la main, mettre le document dans une présentation, et leur lire à voix haute, en espérant qu'ils écoutent..."
Ce que je voudrais adresser ici est : "mettre le document dans une présentation."
Même si votre intention est bonne et que votre objectif est de les amener à vous écouter, vous ne pouvez tout simplement pas mêler les deux média que sont le document et la présentation. Ce sont deux formes d'art totalement différentes. Cela reviendrait à dire que pour faire un film à partir d'un roman, il suffit de filmer un acteur occupé à lire ledit roman. Le film que vous obtiendriez durerait des heures et des heures et n'aurait aucun succès. Le roman et le film sont deux formes d'art totalement différentes. Tout comme la présentation et le document. Une présentation ne peut pas être un document projeté sur un mur et projeté dans les airs par la parole ! 
Une fois cela dit, il est possible de rallier les deux opinions, dès lors où vous donnez pour objectif à votre présentation de leur donner envie de lire le document ! 
Donner envie, voilà quelque chose qu'une présentation peut accomplir !
Essayez de donner envie de quelque chose avec un document - voilà qui est beaucoup plus compliqué !

Au passage, merci à ce lecteur d'avoir pris la peine de commenter ce billet et de permettre ainsi à la réflexion de se poursuivre.

Contribuer - une belle manière de faire avancer les choses !


mercredi 18 janvier 2017

Câblé

Nous sommes le fruit de millions d'année d'évolution. Cette évolution a sculpté nos capacités cérébrales, comme le vent et les précipitations ont sculpté le Grand Canyon.
Pour survivre et nous garantir un temps de survie maximal, l'évolution a développé chez nous certaines capacités et en a négligé d'autres ; tout d'abord, parce que l'union fait la force, l'évolution a développé chez nous un sens social remarquablement puissant. Nous sommes capables de comprendre, de lire et de mémoriser des informations sur notre entourage proche d'une extrême finesse. Quelqu'un vous a fait une crasse : vous ne l'oublierez pas de si tôt. Vous saurez très vite qui est ami avec qui, qui pourrait vous servir d'allié dans telle ou telle situation.
L'évolution a donc conformé notre cerveau pour l'accumulation d'immense quantité d'informations sociales. A celles-ci se sont ajouté une quantité non-négligeable d'information biologiques, zoologiques et botaniques. Tout cela est d'une aide cruciale pour survivre.
A aucun moment de notre évolution, nous n'avons eu besoin de mémoriser des listes d'information chiffrée, des listes de données brutes sur tel ou tel sujet distant de notre préoccupation première qui était celle de notre survie. Notre cerveau ne s'est pas câblé pour mémoriser les chiffres et les listes d'information.
Pourtant, l'immense majorité des présentations auxquelles nous assistons quotidiennement ressemblent à ces listes que j'évoque plus haut…
Lorsqu'il fut évident qu'un système devenait nécessaire pour que nous puissions, en tant qu'espèce, accumuler et garder une trace de certaines informations importantes : montant des récoltes, besoin en grain d'une année sur l'autre… et qu'il fut acquit que cela ne pouvait se faire dans notre cerveau, l'être humain fit preuve de créativité et inventa : l'écriture, le document…


Si vous avez de l'information à leur transmettre : mettez-là dans un document. Vos présentations servent à autre chose !

mardi 17 janvier 2017

Et de deux !

Le problème avec ce problème dont on ne parle pas, c'est que le fait de ne pas en parler est un problème. Ce problème s'ajoute à celui que vous aviez déjà.